Les pygmées se révoltent et quittent la Conférence de paix de Goma

Publié le par Cornelis Nlandu-Tsasa

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Quotidien du mardi 15 janvier 2008
 
 
 
RDC – INFOS NATIONALES
 
Conférence de paix :
Révolte des pygmées, qui suspendent leur participation
 
Goma - Les représentants des pygmées ont annoncé samedi la suspension de leur participation à la conférence sur la paix dans les Kivu, provinces de l’est de la République démocratique du Congo (RDC), dénonçant l’exclusion de plusieurs de leurs délégués.
«Cinq de nos délégués, détenant des invitations et des accréditations (...), n’ont pas accès à la conférence», écrivent Zafandi Barekengera et Ntavuna Cizungu, représentants respectivement des pygmées du Nord et du Sud-Kivu, dans un courrier adressé au président de la conférence, l’abbé Apollinaire Malu Malu. «Quelle sera notre participation aux débats de la conférence avec seulement deux délégués présents?», s’interrogent-ils.
Ils dénoncent une «exclusion» des pygmées, alors que la conférence ouverte le 6 janvier à Goma accueille déjà quelque 1.300 participants contre les 500 initialement prévus.
«Nous suspendons notre participation jusqu’à la prise en considération de notre demande», concluent-il, exigeant que tous les délégués accrédités puissent librement participer aux débats.
 
La venimeuse question de la nationalité reposée par des belligérants
 
Goma - Des miliciens Maï Maï du Sud-Kivu ont remis en cause lundi, lors de la conférence de paix de Goma, la nationalité de certains Tutsi congolais, tandis que des rebelles pro-Tutsi dénonçaient des militaires----l-est.jpgdiscriminations. Jean-Pierre Bucwa, porte-parole des miliciens Maï Maï de Fizi (territoire du Sud-Kivu), a remis en cause la nationalité des Hutu et Tutsi immigrés du Rwanda au XXe siècle, appelant à les distinguer de ceux établis depuis des générations en RDC.
«Nous demandons le retour (au Rwanda) de tous les réfugiés hutu et tutsi qui sont venus du Rwanda en 1959 et 1962», a-t-il déclaré en plénière de la conférence de paix sur les Kivu, ouverte le 6 janvier à Goma.
Il s’est par ailleurs farouchement opposé à la transformation de l’entité de Minembwe (située dans le territoire de Fizi) en territoire, prévenant qu’une telle décision «créerait des conflits énormes entre les ethnies au Sud-Kivu».
Les Banyamulenge - Tutsi du Sud-Kivu installés depuis des siècles sur les hauts plateaux de Minembwe, contrairement aux Tutsi du Nord-Kivu, venus du Rwanda au XXe siècle - réclament en vain de voir Minembwe «érigé en territoire». Ce découpage leur aurait donné plus de chance d’emporter des sièges au Parlement lors des élections de 2006.
La nationalité congolaise des «rwandophones» (Hutu et Tutsi parlant le kinyarwanda, langue du Rwanda), et en particulier des Tutsi, a été de nombreuses fois remise en cause depuis l’indépendance du Congo en 1960, mais a été clairement réaffirmée lors de l’adoption de la dernière loi sur la nationalité en 2004.
Les Maï Maï, des combattants issus de différentes ethnies rassemblés en groupes locaux d’auto-défense, affirment «défendre la patrie» contre les velléités hégémoniques des pays voisins, notamment le Rwanda.
De leur côté, les Maï Maï des territoires de Mwenga et Shabunda (Sud-Kivu) ont demandé le rapatriement dans leur pays de groupes de rebelles hutu rwandais, accusés de semer la terreur dans les zones rurales, où pillages et viols sont presque quotidiens. Ils exigent aussi le retour de «tous les réfugiés congolais» et veulent être associés «à la commission qui organisera le retour des Banyamulenge» qu’ils assurent connaître et pouvoir identifier, selon le porte-parole des Maï Maï de Shabunda, Jules Ziringabo.
Les combattants pro-Tutsi du Sud-Kivu ont de leur côté dénoncé de vieilles discriminations et exigé le rapatriement des rebelles hutu rwandais basés au Kivu.
Le Groupe des 47 - groupe initialement composé de 47 soldats déserteurs banyamulenge suspectés d’avoir participé en juin 2004 à la prise de Bukavu (chef-lieu du Sud-Kivu) au côté du général déchu Laurent Nkunda, a fustigé l’absence de garanties sécuritaires pour les Tutsi.
Son porte-parole, Zébédé Gasore, a dénoncé l’insécurité chronique dans laquelle vivent les Banyamulenge, pris à partie à la fois par les Maï Maï et les rebelles hutu rwandais, et revendiqué la création d’un «territoire de Minembwe».
Depuis l’ouverture de la conférence de Goma, si toutes les parties sont en faveur d’un rapatriement des rebelles hutu rwandais, elles campent globalement sur leurs positions et ne semblent pas prêtes au moindre compromis. Seule une communauté, celles de Shi du Sud-Kivu, a clairement appelé «tous ses fils» à «se désolidariser» des groupes armés.
 
Les groupes armés posent leurs conditions
 
Goma - Les groupes armés actifs au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), ont commencé dimanche à exprimer leurs revendications, révélant de profonds désaccords mais aussi leur volonté commune de voir rapatriés les rebelles hutus rwandais dans leur pays.
Le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), mouvement politico-militaire de l’ex-général tutsi congolais Laurent Nkunda, a affirmé se battre en réponse aux «cris de détresse» des populations des Kivu contre «la politique (...) d’exclusion et de marginalisation» de certains groupes par le gouvernement.
«Presque toutes les tribus se trouvent au sein du CNDP», a déclaré son chef de délégation Kambasu Ngeze, premier des représentants de groupes armés à s’exprimer en plénière de la Conférence sur la paix, ouverte le 6 janvier à Goma (Nord-Kivu).
Le mouvement de Nkundabatware continuera son combat «sans remord ni regret» tant que ses revendications ne sont pas entendues, a prévenu M. Ngeze. Le CNDP demande au gouvernement qu’il «reconnaisse la menace (que constituent) les ex-FAR (forces armées rwandaises)/Interahamwe (miliciens extrémistes hutus) pour les populations» et qu’il affiche sa détermination à rapatrier au Rwanda ces «forces génocidaires».
undefinedLe camp Nkunda appelle aussi Kinshasa à «rétablir la commission Vérité et réconciliation», créée après la dernière guerre en RDC (1998-2003), mais qui n’a jamais vraiment fonctionné.
Pour favoriser la réconciliation, le CNDP appelle à la «libération de tous les prisonniers politiques» en RDC et au «retour sans condition et dans la sécurité du chef de l’opposition politique, Jean-Pierre Bemba».
De leur côté, plusieurs groupes locaux d’auto-défense Maï Maï ont plaidé pour le rapatriement des FDLR, tout en exigeant le désarmement du CNDP. Michel Musunga, porte-parole des Patriotes résistants congolais (Pareco, un mouvement fondé en mars 2007), a dénoncé les «crimes» commis par les soldats nkundistes au sein des brigades «mixées» déployées entre janvier et août 2007 au Nord-Kivu (et aujourd’hui disparues).
Il a exigé la démobilisation «sans condition» des troupes de Nkunda, comme préalable au désarmement des combattants des Pareco, et proposé les services de son mouvement pour «participer à la sensibilisation» au rapatriement des FDLR. Les Pareco, ainsi que d’autres groupes Maï Maï, ont en outre exigé le remplacement des agents postés aux frontières avec le Rwanda, les accusant de «permettre des infiltrations» de troupes en RDC.
Chacun a pu s’exprimer, en dépit de grognements désapprobateurs de la salle pendant l’exposé du CNDP, qui a tenu à saluer la tenue de ces assises tout en déplorant l’absence de pouvoir décisionnaire de la conférence, qui ne peut que «suggérer des recommandations».
 
Les PARECO dénoncent la présence des militaires rwandais au sein du CNDP
 
Goma - Les PARECO (Patriotes résistants congolais) ont confirmé, dans une déclaration faite dimanche à Goma, la présence des militaires rwandais parmi les éléments combattants du CNDP(Congrès national pour la défense du peuple) de l'ex-général Laurent Nkundabatware. 
Pour le délégué de ce mouvement politico-militaire, ils ont recouru aux armes, notamment pour protéger la population civile du Kivu contre les exactions perpétrées par les militaires mixés et empêcher les membres du CNDP de faire de cette partie du pays une République du Volcan.
Dans cette déclaration, il demande par ailleurs aux Tutsi se déclarant Congolais de mettre un terme au comportement belliqueux en s'inclinant devant la loi de la majorité et de couper leur cordon ombilical avec le Rwanda. "Pourquoi ceux qui se sentent Congolais, pourquoi recourent-ils au Rwanda pour venir semer la mort en RDC", s'est-il interrogé.
Les PARECO qui adhèrent aux Accords de Naïrobi relatifs au rapatriement des réfugiés rwandais (ex-Far et Interahamwe) auxquels a souscrit le gouvernement congolais se sont prononcés en faveur de la restauration de la paix au Kivu. « Nous avons besoin de la paix pour élever nos enfants » a-t-il lancé, estimant que l’heure de la cessation des combats a sonné. Ce mouvement a aussi accusé la communauté internationale d’entretenir « un silence coupable et complice sur le massacre des Congolais par les Rwandais ».
En vue d’empêcher le CNDP de s’approvisionner en armes et munitions à partir de l’Ouganda, les PARECO ont exigé la fermeture du poste frontalier de Bunagama. De leur côté, les Maï-Maï qui se refusent d’être qualifiés de forces négatives ont fait savoir qu’ils sont issus des forces traditionnelles destinées à défendre leur territoire gravement menacé.
Ils ont accusé le RCD (Rassemblement congolais pour la démocratie) d’être l’allié du CNDP du général déchu Laurent Nkunda, avant de se demander « Où est-ce que le RCD a entreposé son arsenal militaire», estimant que le RCD et le CNDP font un. Toutefois, ils se sont déclarés disposés de rejoindre les centres de brassage.
 
Arrivée de plus de 10.000 nouveaux réfugiés congolais en 2007 au Burundi
 
Bujumbura - Plus de 10.000 nouveaux réfugiés congolais fuyant l’insécurité dans la province du Sud-Kivu ont été enregistrés au Burundi voisin en 2007, portant à plus de 35.000 le nombre de ces réfugiés dans ce pays, a-t-on appris samedi de source officielle.
UNHCR-refugies.jpg«Nous constatons depuis novembre 2006 un nouvel afflux de réfugiés congolais qui fuient l’insécurité généralisée observée dans le Sud-Kivu (...). On a enregistré en moyenne (l’arrivée de) 1.000 personnes par mois, ce qui fait plus de 10.000 nouveaux réfugiés rien que pour 2007", a annoncé samedi à l’AFP Didace Nzikoruriho, chargé des réfugiés au ministère burundais de l’Intérieur.
«Fin 2007, nous avons estimé à plus de 35.000 le nombre de réfugiés congolais au Burundi dont 10.000 sont dans le camp de Gasorwe (nord-ouest), 8.000 à Musasa (nord), 2.500 à Mwaro (centre), et quelque 15.000 vivent en dehors des camps, essentiellement à Bujumbura», a-t-il précisé.
A la fin octobre 2006, le Burundi comptait environ 22.000 réfugiés congolais enregistrés par le HCR. Quelque 31.000 réfugiés - sur le total de 35.000 - ont déjà été pris en charge, selon le HCR. Entre 2002 et 2005, le nombre de réfugiés congolais au Burundi avait atteint un pic, dépassant les 40.000.
«Contrairement aux années 2002 ou 2004, il n’y a pas d’afflux massif, mais les chiffres continuent de monter inexorablement», a commenté M. Nzikoruriho. «Cette semaine par exemple, on a recensé plus d’une centaine de nouveaux réfugiés congolais», a-t-il indiqué. Selon le ministère burundais de l’Intérieur, ces réfugiés fuient principalement l’insécurité et les exactions commises par des groupes rebelles.
Les provinces du Nord et du Sud-Kivu, frontalières du Rwanda et du Burundi, comptent au total plus d’un million de déplacés de guerre et l’activité agricole y fonctionne au ralenti depuis la fin de la dernière guerre en RDC (1998-2003), du fait de la présence active de différents groupes armés locaux et étrangers.
 
Le ministre belge de la Coopération au Développement jeudi à Kinshasa
 
Kinshasa - Le ministre belge de la Coopération au développement, Charles Michel, est attendu jeudi prochain à Kinshasa pour une visite de travail de quatre jours qui le conduira également au chef-lieu de la province du Nord-Kivu, en Ouganda et au Rwanda.
La visite de travail de l’homme d’Etat belge en RDC prévoit des rencontres avec le Président Joseph Kabila Kabange et les ministres d’Etat François-Joseph Mobutu Nzanga de l’Agriculture et du développement rural, et Denis Kalume Numbi de l’Intérieur, de la sécurité et de la décentralisation, a-t-on appris lundi au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
D’autres rencontres sont également prévues entre le ministre belge et ses homologues congolais, notamment avec MM. Antipas Mbusa Nyamwisi des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Charles Mwando Nsimba des Transports et Voies de communication et Olivier Kamitatu Etsou du Plan. La signature d’un accord de coopération sanctionnera cette dernière visite au ministère du Plan.
M. Charles Michel visitera également à Kinshasa un certain nombre de projets qui s’inscrivent dans le cadre de la coopération belgo-congolaise, conformément aux Accords signés l’année dernière. Il s’entretiendra ensuite avec des représentants de la FEC (Fédération des entreprises du Congo) avant de procéder à la signature d’un préaccord avec BIO (Société belge d’investissement pour les pays en développement).
Une rencontre avec le gouverneur du Nord Kivu et une visite des Projets UNFPA (UNICEF) pour la lutte contre les violences sexuelles, du centre d’Accueil d’enfants-soldats CTO et du Projet REJUSCO ainsi qu’une intervention éventuelle à la conférence sur la paix, la sécurité et le développement des deux Kivu, sanctionneront la fin de la visite en RDC du ministre belge à la Coopération au développement.
 
 
PROVINCES
 
Un commissaire de police tabassé par les adeptes de Bundu dia Congo
 
Kinshasa - Un sous-commissaire principal de police de Mbanza Mwembe dans le territoire de Luozi, à 235 km de Matadi, chef-lieu de la province du Bas-Congo, a été copieusement tabassé par les adeptes de Bundu dia Congo et la victime acheminée au Centre de santé de référence des Sœurs à Luozi centre, ont indiqué des sources policières et administratives locales, citées par Radio Okapi.
undefinedSelon celles-ci, tout est parti d’une invitation lancée par le sous-commissaire principal à un responsable de Bundu dia Congo (BDK), pour répondre de certains cas de dédoublement des structures policières et judiciaires dont cette structure politico-religieuse est accusée.
Au moment de l’interpellation, les policiers ont brutalisé et ramené de force cet adepte de Bundu dia Congo, qui a eu ses vêtements déchirés. Celui-ci a demandé et obtenu réparation du préjudice. Ayant appris la nouvelle, les autres BDK ont fait une descente punitive au domicile du sous-commissaire principal et l’ont frappé à la tête à l’aide d’un bâton, et il s’est ensuite évanoui.
La population est venue à la rescousse de la victime. Alerté, le Conseil de sécurité du territoire s’est rendu sur place et le sous-commissaire a été acheminé à l’hôpital de référence de Luozi-centre, où l’on a constaté trois plaies à la tête qui ont été suturées.
 
Cinq travailleurs de la SOMICO agressés à Mobale
 
Mwenga – Cinq travailleurs de la Société Minière du Congo (SOMICO) ont été agressés dans la mine souterraine de Mobale à Kamituga, dans le territoire de Mwenga, en début de la semaine par des inconnus. Les agresseurs étaient porteurs d’armes blanches et d’explosifs et ils ont ravi à ces mineurs la production déjà obtenue et leurs outils de travail.
Les mineurs blessés sont internés à l’hôpital de Kamituga où ils sont pris en charge par les responsables de ladite société. Les enquêtes sont ouvertes pour découvrir les malfaiteurs.  
 
Un militaire déserteur sème la terreur dans la plaine de la Ruzizi
 
Ruzizi - Un militaire ayant déserté le centre de brassage de Luberizi et disposant d’un fusil et d’une machette a semé la terreur dans certaines localités de la plaine de la Ruzizi en début du mois. Cet incivique a tué sa femme avant de commettre des extorsions et tueries dans les champs des paisibles agriculteurs d’Itara. Il a poignardé une personne à Bwegera et a tué une autre à Luvungi, dans sa fuite en direction du territoire d’Uvira.
Par ailleurs, un sujet rwandais du nom de Imana Irafata a été appréhendé et arrêté sur le lac Kivu avec des effets militaires. Ce Rwandais faisait partie d’un groupe de sept (7) jeunes rwandais qui allaient rejoindre des groupes rwandais armés basés dans des territoires aux abords du lac Kivu notamment à Bushumba à 10 km de l’aéroport de Kavumu, dans le territoire de Kabare.
Ces éléments rwandais tracassent plusieurs pêcheurs congolais la nuit sur le lac Kivu avec la complicité des pêcheurs rwandais qui se permettent de violer l’espace lacustre sur le territoire congolais au mépris des normes internationales.
 
Le gouverneur du Bas-Congo s’entretient avec une délégation du groupe parlementaire Kongo
 
Matadi - Le gouverneur du Bas-Congo, Simon Mbatshi Batshia, s’est entretenu le week-end dans la salle des banquets de sa résidence officielle du Ciné Palace, dans la commune de Matadi, avec une délégation du groupe parlementaire Kongo, conduite par le député Alphonse Kembukusua, venue évaluer la situation sécuritaire dans la province après les incidents sanglants qui se sont produits le samedi 5 janvier 2008 dans le secteur d’Isangila, territoire de Seke-Banza, district du Bas-Fleuve, entre les éléments de la Police nationale congolaise et les adeptes de Bundu dia Kongo.
Se confiant à la presse à l’issue de l’entretien, le président du groupe parlementaire Kongo, tout en déplorant le comportement des activistes de BDK, a souligné que les membres de sa délégation ont effectué le déplacement du Bas-Congo pour se rendre compte sur terrain des tenants et aboutissements des ces incidents en vue d’établir les responsabilités de chaque partie pour des sanctions appropriées et ramener la paix et la sécurité dans cette partie de la province.
Le Bas-Congo étant une terre d’accueil, de paix et de travail, aucun fils Ne Kongo ne peut le transformer en une jungle, raison pour laquelle, a martelé Alphonse Kembukusua, il faut privilégier l’ouverture et le dialogue pour résoudre les différents conflits qui surviennent dans les différentes communautés. Le député Kembukuena a pour la même occasion annoncé l’organisation d’une campagne de sensibilisation de la population sur le respect de l’autorité de l’Etat.
Les membres du groupe parlementaire Kongo devaient se rendre à Seke-Banza, chef-lieu du territoire du même nom, district du Bas-Fleuve, pour des entretiens avec les autorités locales ainsi que les adeptes de BDK. Les derniers incidents entre les éléments de la PNC et les adeptes de BDK ont fait au total 6 morts dont 4 adeptes de BDK, 1 agent de l’ANR et une personne non autrement identifiée ainsi que plusieurs blessés dans les deux camps. 
 
undefined5 cas de décès dus à l’épidémie de choléra dans la province Orientale
 
Kinshasa - L’épidémie de choléra refait surface dans le territoire de Kinshasa - Environ cinq nouveaux cas de décès dus à l’épidémie de choléra ont été enregistrés depuis la semaine dernière au centre de santé de Mandro, village situé à 12 km à l’Est de Bunia en Ituri, dans la province Orientale, a-t-on appris des sources médicales.
Selon le médecin chef de zone de santé de Lita, cinq personnes en sont mortes et plus de 70 autres sont internées au même centre de santé de Mandro depuis le début du mois de janvier en cours. A en croire l’intéressé, l’analyse des échantillons faite au laboratoire de l’hôpital de référence de Bunia a confirmé la présence de l’épidémie de choléra parmi les déplacés vulnérables provenant des parties en conflits armés en RDC.
 
Marche contre la présence des rebelles ougandais et des Mbororo à Dungu
 
Kinshasa - Une marche pacifique s’est déroulée lundi à Dungu, dans le district du Haut Uélé au province Orientale, pour protester contre la présence des rebelles ougandais ainsi que d’éleveurs étrangers Mbororo dans cette région. Dungu est un territoire situé à plus de 800 km à l’extrême Nord-Est de Kisangani, chef-lieu de la province Orientale.
Plus de mille personnes ont pris part à cette marche initiée par la société civile loyale, entraînant la paralysie des activités commerciales et scolaires, a rapporté radio Okapi. La marche, qui a commencé à 11h25 locales, est partie du rond point hôpital en passant par le centre commercial pour aboutir au bureau du territoire.
Selon le président de la société civile de Dungu, Félicien Mbalani, plus de mille personnes ont pris part à cette manifestation sous une pluie fine. Il a souligné que la population a voulu ainsi manifester son ras-le-bol, notamment face à l’insécurité croissante dans cette contrée due à la présence des rebelles ougandais de LRA et des éleveurs étrangers appelés Mbororo, auteurs de tracasseries contre les populations civiles, faisant ainsi allusion au meurtre de deux personnes, le 11 janvier, par des Mbororo.
D’après l’abbé Benoît Kinalego, président de la «Commission justice et paix» du diocèse de Dungu-Doruma, l’incident s’est produit dans la localité Namongo sur la rivière Gurba, à plus ou moins 35 km de Doruma. Les victimes réclamaient leurs provisions ravies par des Mbororo.
Pour la société civile de Dungu, le gouvernement congolais doit mettre en place des mécanismes pour expulser ces hôtes indésirables. Au terme de leur marche, les manifestants ont remis un mémorandum au commissaire de district du Haut-Uélé, Maurice Ngoyi Kyoni, en mission dans la région.
 
 
ECONOMIE
 
Relèvement de 13 à 15 % du taux de l’ICA à l’importation et l’exportation
 
Kinshasa - Les députés ont voté lundi le projet de loi modifiant certaines dispositions de l’ordonnance-loi n°69-058 du 5 décembre 1969, relative à l’Impôt sur le chiffre d’affaires (ICA) au cours de la plénière présidée lundi par le 1er vice-président de l’Assemblée nationale, Christophe Lutundula Apala.
Les modifications concernent, selon la loi votée, le relèvement du taux de l’impôt sur le chiffre d’affaires de 13 à 15 %, aussi bien à l’importation qu’à l’exportation. La proposition d’augmenter le taux de l’ICA à 15% est motivée par le souci d’accroître les recettes du trésor public.
Les modifications opérées portent sur les articles 6 et 13, point 4 a et 4b relatifs aux taux de l’ICA à l’importation et à l’intérieur. L’article 6 modifié fixe les taux de l’ICA à l’importation à 3 % pour les biens d’équipement et les intrants agricoles, vétérinaires et d’élevage ainsi que les produits désignés de manière spécifique dans le tarif des droits et taxes à l’importation et à 5 % pour les autres.
Quant à l’article 13 modifié, les taux de l’ICA à l’intérieur sont fixés, en ce qui concerne les ventes, à 3 % pour les biens d’équipement et les intrants agricoles, vétérinaires et d’élevage ainsi que les produits équivalents taxés de manière spécifique dans le tarif des droits et taxes à l’importation et à 13 % pour les autres.
La loi rappelle qu’en vertu du mécanisme de déductibilité sur l’impôt collecté de l’impôt supporté en avant sur les matières premières et biens intermédiaires, mécanismes déjà en vigueur, les entreprises locales de production sont protégées contre l’effet cumulatif dudit impôt. Dans ce cadre, l’impôt acquitté à l’importation est neutralisé lors du paiement de l’impôt collecté à l’intérieur au même taux.
Le ministre des Finances Matenda, qui a répondu aux préoccupations des députés lors du débat général, a rappelé que cette loi fait partie des mesures d’encadrement recommandées par l’Assemblée nationale pour l’exécution du budget 2008. Il a assuré que son ministère s’emploie à tout mettre en œuvre pour que les régies financières répondent à leur mission, plus particulièrement la DGRAD (Direction générale des recettes administratives et domaniales). Il a promis de revenir avec d’autres lois dans le cadre des mesures d’encadrement du budget.
 
Le franc congolais se déprécie de plus en plus depuis 3 jours
 
Kinshasa - Le franc congolais se deprécie de plus en plus depuis trois jours sur l’ensemble du pays. Le taux de change par rapport au dollar américain s’élève à 500 FC à Goma. A Mbuji Mayi, il est de 530 FC, et à Kinshasa 1 dollar s’échange à 560 FC.
undefinedSelon la Banque Centrale du Congo (BCC), cette situation est due à l’impression de nouveaux billets fin 2007, à l’augmentation des moyens de payement au mois de décembre 2007 et aussi à une forte demande des devises au mois de janvier 2008.
La situation pourrait s’inverser dans quelques semaines, selon Vincent Ngonga, directeur des études à la BCC.
 
Arrêt du travail dans le secteur commercial à Kinshasa
 
Kinshasa - Les travailleurs de secteur commercial oeuvrant chez les Asiatiques (Libanais, Chinois, Indo-Pakistanais, etc) ont observé lundi une trêve dans tous les magasins du centre- ville de Kinshasa, a-t-on constaté. Selon quelques travailleurs contactés », cet arrêt de travail est dû à la réclamation sur le réajustement de leur salaire par rapport au taux du dollar américain.
Pour certains travailleurs, le salaire de misère imposé par leurs employeurs et payé en monnaie locale est de loin inférieur à satisfaire leurs besoins quotidiens, alors que ces mêmes employeurs fixent et changent les prix en fonction du taux sur le marché pendant que le salaire libellé en dollars, mais payé en monnaie locale, reste stationnaire à l’ancien taux du dollar. Ces travailleurs demandent que leurs employeurs se conforment aux taux actuels de dollars sur le marché afin de ne pas les pénalisés.
 
Le Signal du Continent

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