RDC - Kabila arrive à la conférence de Goma, et Nkunda est recherché par Interpol

Publié le par Cornelis Nlandu-Tsasa

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Kabila arrive à la conférence de Goma, alors qu’un mandat d'arrêt visant Nkunda est transmis à Interpol
 
Goma - Le président Joseph Kabila est arrivé mardi à la Conférence de paix de Goma, destinée à mettre fin à des années d'affrontements dans cette partie de l'est de la République démocratique du Congo, annonce l’agence Reuter dans une dépêche reçue mercredi.
Joseph-kabila.jpgD’emblée, le chef de l'Etat congolais a fait savoir que le général Laurent Nkundabatware ne sera pas invité à Goma. "Personne ne va inviter Nkunda ici parce qu'il a des problèmes avec la justice", a confié à Reuters Kabila. Le gouvernement a d'ailleurs transmis à Interpol, l'organisation internationale de police, un mandat d'arrêt congolais visant le général déchu, qui s'était pourtant déclaré, par téléphone de son bastion dans les montagnes de l'est, prêt à se rendre lui aussi à la conférence s'il est invité.
"Une rencontre avec le chef de l'Etat serait une bonne chose. Ça irait dans le sens d'un rapprochement (...) Quand les gens se parlent de loin, ils se méfient. Quand ils se parlent de près, ils se disent des choses", avait-il ajouté.
"Je viens pour m'impliquer personnellement dans la recherche d'une solution", a dit à Reuters le président Kabila avant de quitter Kinshasa pour la capitale du Nord-Kivu. La venue de Kabila est un signe encourageant pour l'issue de cette conférence de paix, qui s'est ouverte le 6 janvier mais a peiné à entrer dans le vif du sujet.
La délégation du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), le mouvement de Nkunda, a salué la venue du président congolais à la table des négociations. "Nous pensons que la participation de Kabila donnera un nouvel élan aux discussions et apportera une nouvelle vision. Sa participation est absolument nécessaire", a déclaré Kambasu Ngeve, le chef de cette délégation.
 
Le nouveau chef de la MONUC aussi
 
Le nouveau chef de la Monuc, la mission de paix des Nations unies en RDC, Alan Doss, s'est également rendu mardi à Goma avec plusieurs responsables civils et militaires onusiens. Il y a actuellement quelque 17.000 casques bleus dans le pays.
"La violence au Nord-Kivu et au Sud-Kivu n'a pas cessé alors que le reste du Congo bénéficie du retour de la paix et du début d'un énorme travail de reconstruction", a déclaré Doss aux délégués. "Il est temps que vous preniez place autour d'une table pour discuter avec franchise et sérénité de tous ces problèmes afin de trouver des solutions durables et les meilleures possibles", a-t-il ajouté.
Plus de 400.000 habitants de la province du Nord-Kivu ont dû fuir leurs foyers l'an dernier en raison des combats entre les soldats gouvernementaux, les fidèles de Nkunda, les miliciens Maï-Maï et les rebelles rwandais, séquelles de la guerre civile qui a ravagé l'ex-Zaïre entre 1996 et 2003.
Plusieurs efforts de médiation et campagnes militaires n'ont pas réussi à mettre fin à des années d'affrontements dans la région, où la présence de combattants hutu et tutsi rwandais a régulièrement provoqué des conflits.

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