«Génocide sexuel» au Congo-Kinshasa, selon De Gucht

Publié le par Cornelis Nlandu-Tsasa

«Génocide sexuel» au Congo-Kinshasa, selon le chef de la diplomatie belge
 
Bruxelles - Le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, a qualifié de «génocide sexuel» les pratiques systématiques de viols commis par les belligérants dans l’Est de la République démocratique du Congo, indique l’AFP dans une dépêche reprise par l’APA.
de-gucht.jpg«La situation est comparable au Darfour» - où le conflit opposant les forces soudanaises et des milices arabes à différents mouvements rebelles a fait 200.000 morts, selon des organisations internationales - mais en RDC «c’est un génocide sexuel», a déclaré M. De Gucht lors de ses vœux à la presse.
Dénoncée par les ONG, la situation dans l’Est de la RDC fait l’objet d’une prise de conscience croissante de la part de la communauté internationale. Selon la branche belge d’Amnesty International, le viol de femmes et d’enfants est devenu une «arme de guerre» destinée notamment à terroriser les combattants adverses. La pratique serait le fait des forces insurgées, mais aussi de l’armée régulière congolaise, selon l’ONG.
M. De Gucht a annoncé l’intention de la Belgique d’intensifier son action humanitaire en RDC, sans fournir davantage de précisions ni préciser ce que son pays, devenu champion du monde en matière de procès, compte entreprendre en vue de rendre justice aux victimes de viol. Est-ce peut-être parce qu’il ne s’agit que de victimes congolaises ?
L’Est de la RDC, et plus spécifiquement le Nord-Kivu, est depuis plusieurs mois le théâtre de violents affrontements entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et des soldats insurgés ralliés au général déchu Laurent Nkundabatware, protégé par certains lobbies.
 

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