Conférence de paix en RDC: Désaccords entre belligérants, clôture repoussée

Publié le par Cornelis Nlandu-Tsasa



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Quotidien du mardi 22 janvier 2008
 
RDC - INFOS NATIONALES

Conférence de paix en RDC: Désaccords entre belligérants, clôture repoussée

Goma - La clôture de la conférence sur la paix au Nord et Sud-Kivu, a été repoussée à ce mardi, a appris l’AFP lundi auprès des organisateurs. «La clôture (initialement prévue lundi) est pour mardi. Nous en sommes à la phase finale, avant la formulation des résolutions et d’un acte d’engagement des groupes armés», a déclaré le président de la conférence, l’abbé Apollinaire Malu Malu.
Il a affirmé qu’après des discussions en cours avec les différents groupes armés et une dernière «harmonisation», une session plénière devait se tenir lundi après-midi. Réunis depuis le 6 janvier à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, plus d’un millier de personnes - élus, membres des communautés ethniques, de la société civile et délégués des groupes armés actifs au Nord-Kivu et au Sud-Kivu - se sont d’ores et déjà mis d’accord sur certaines recommandations.
Les participants ont unanimement exigé le rétablissement de l’autorité de l’Etat dans les deux provinces, qui comptent au total plus d’un million de déplacés internes. Ils ont aussi demandé le rapatriement dans leur pays des combattants étrangers, visant en premier lieu les rebelles hutu rwandais basés en RDC depuis des années.
Cependant, d’importants désaccords subsistent entre belligérants du Nord-Kivu, en particulier entre le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP, le mouvement politico-militaire Laurent Nkunda) et des milices d’auto-défense locales Maï Maï.
Les Maï Maï, issus de différentes ethnies, refusent de désarmer avant les soldats insurgés ralliés à Nkunda et sont farouchement opposés à une «amnistie» pour les cadres du CNDP et en particulier Laurent Nkunda, visé par un mandat d’arrêt pour crimes de guerre.
De son côté, le CNDP réclame la neutralisation des rebelles hutu «génocidaires», l’assurance que l’armée régulière ne s’appuiera pas sur ces rebelles ou sur des Maï Maï contre ses troupes, et plaide pour un retour rapide des Congolais, notamment Tutsi, encore réfugiés dans les pays voisins.
Lundi matin, le comité des sages de la conférence, qui regroupe des notables des différentes communautés sous la direction du président de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe, a reçu tour à tour des délégués du CNDP et de groupes Maï Maï pour aplanir les différends.
«Nous avons avancé. Nous attendons d’harmoniser les choses en plénière cet après-midi», a déclaré Séraphin Mirindi, porte-parole militaire du CNDP, plaidant pour la mise sur pied de «commissions de suivi» après la conférence.
 
Les belligérants prêts à un cessez-le-feu et à un désengagement au Nord-Kivu
 
Goma - Les groupes armés du Nord-Kivu sont prêts à signer un «acte d’engagement» pour un cessez-le-feu immédiat et un désengagement progressif sur le terrain, a-t-on appris lundi de belligérants et de responsables du pays. Selon l’AFP, cet accord marquerait la fin de plusieurs mois d’affrontements incessants entre armée régulière, soldats insurgés ralliés au chef rebelle Laurent Nkunda, milices locales Maï Maï et rebelles hutu rwandais au Nord-Kivu, une province qui compte actuellement 800.000 déplacés de guerre.
Cet «acte d’engagement» a été présenté lundi après-midi aux représentants des groupes armés, à l’issue de 15 jours de débats au sein d’une conférence sur la paix dans les deux Kivu (Nord et Sud), censée jeter les bases d’une paix durable et du développement dans ces provinces.
Le texte, qui est en cours de relecture par les belligérants, leur a été présenté par le président de la conférence, l’abbé Apollinaire Malu Malu, et le président du comité des sages de ces assises, Vital Kamerhe.
Le document devait être «validé lundi et signé mardi pendant la cérémonie officielle de clôture de la conférence», a déclaré à l’AFP un membre du bureau de la conférence.
Ce projet d’«acte d’engagement (...) pour la paix, la sécurité et de développement durable» de tous les groupes armés congolais actifs au Nord-Kivu, dont l’AFP a obtenu une copie, prévoit l’«arrêt total et immédiat des hostilités sur toute l’étendue de la province».
«L’ordre formel» de «cessez-le-feu» sera communiqué par les groupes armés à leurs «troupes respectives par écrit, avec copie à la Mission de l’ONU en RDC (Monuc)». Tous devront s’abstenir de «poser des actes nuisibles à la paix», incluant toute «provocation», «mouvement de forces», «tentative d’occupation de nouvelle position», «approvisionnement en armes et munitions».
Une «commission technique» sera instituée «sous la facilitation de la communauté internationale» pour déterminer «les zones de désengagement» des troupes belligérantes, ainsi que des zones «tampon» où seront déployés des Casques bleus pour veiller au respect du cessez-le-feu et à la sécurisation des populations civiles.
Le texte prévoit aussi «le début de mise en oeuvre» du désarmement et rapatriement des combattants étrangers présents sur le sol congolais. Tous les belligérants s’engagent à une «observation stricte du droit humanitaire».
UNHCR-refugies.jpgDans ce texte, qui devra être signé par les groupes armés et les autorités congolaises, et - en tant que témoins - par des représentants de la communauté internationale, le gouvernement s’engage à présenter «un projet de loi d’amnistie pour «faits de guerre et insurrectionnels» excluant les crimes de guerre et contre l’humanité».
 
Quatre personnes tuées à coups de machette au Nord-Kivu
 
Kinshasa - Quatre villageois ont été tués dimanche à coups de machette par des hommes armés dans la localité de Lubizo, au Nord-Kivu, a annoncé lundi radio Okapi. Selon des déclarations de la police locale, les assaillants sont membres d’un groupe armé mais qui n’a pas été «identifié» par les habitants de Lubizo, un village du territoire de Masisi situé à environ 70 km au nord-ouest de la capitale provinciale Goma.
L’administreur-adjoint du territoire de Masisi, André Muhima, a confirmé ce bilan, sans être en mesure de donner plus de précisions sur les circonstances de l’attaque ou les motivations des assaillants. Ces meurtres interviennent après le massacre les 18 et 19 janvier de dizaines de civils près de Nyamitaba et Kalonge, des villages du même territoire, situés à une soixantaine de kilomètres de Goma.
 
Cinq accidents en série sur la route Kinshasa-Matadi : Une dizaine de morts
 
Kinshasa - Une dizaine de morts et plusieurs blessés ont été enregistrés dans cinq accidents de circulation survenus dimanche à la hauteur de Mbanza Ngungu et à la bifurcation de Kwilu Ngongo, dans la province du Bas-Congo.
Selon l’administrateur du territoire de Mbanza Ngungu, Charles Ilowa Nkoy, ces accidents sont dus à l’état glissant de la chaussée, à la suite de la grande pluie qui s’est abattue dans la contrée, rapporte radio Okapi.
Kinshasa.jpgIl s’agit d’abord de deux bus, l’un en provenance de Kinshasa, l’autre allant de Matadi à Kinshasa, avec à son bord plus d’une dizaine de passagers. Le premier s’est renversé à 25 km de Mbanza-Ngungu. Et le deuxième a fait une dizaine de morts à Kimpese, selon les sources hospitalières de cette cité.
Le troisième accident est le résultat de la collision d’un camion avec une voiture qui venait de Kinshasa à destination de Boma, avec à son bord deux passagers dont l’un d’eux est mort sur le coup. Dans le quatrième accident, une jeep a percuté un gros véhicule remorque dont le conducteur, blessé, est hospitalisé à Nsona Nkulu.
Enfin dans le cinquième accident, un gros véhicule militaire s’est renversé à Lukala, sans toutefois causer des pertes en vies humaines. L’administrateur du territoire de Mbanza Ngungu a préconisé une campagne de sensibilisation aux usagers de la route Kinshasa-Matadi.
 
Le Signal du Continent/APA

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