Kinshasa décide une forte militarisation du Bas-Congo

Publié le par Cornelis Nlandu-Tsasa

Forte militarisation du Bas-Congo décidée par le gouvernement
 
Kinshasa - Le ministre d’Etat en charge de l’Intérieur, de la décentralisation et sécurité, Denis Kalume Numbi, a décidé l’envoi d’une équipe de renfort au Bas-Congo pour rétablir l’ordre public et l’autorité de l’Etat, à la suite des incidents sanglants survenus dimanche dernier dans cette province et ayant occasionné la mort de civils et de militaires.
undefinedCes incidents, selon la version officielle qui n’en précise pas les causes, ont été commandités par les adeptes du mouvement politico-religieux « Bundu dia Kongo » (BDK) du député national Ne Mwanda Nsemi. Le ministre d’Etat Kalume qui rassure la population du Bas-Congo dont une grande partie serait démobilisée et traumatisée par ces actes, a précisé qu’à l’issue de la réunion de mardi à Kinshasa avec les responsables de la justice militaire, de l’armée et de la police, cette équipe de renfort devait descendre, dès la nuit de mardi sur le terrain accompagnée par le gouverneur de province, Simon Mbatshi Batshia.
Le gouverneur du Bas-Congo, convoqué à Kinshasa à cet effet, a permis aux participants à la réunion de réaliser l’ampleur des incidents, grâce aux cassettes audiovisuelles et à d’autres preuves des personnes agressées. Il fallait rapidement agir pour rétablir l’autorité de l’Etat, car les adeptes de BDK contrôlent à ce jour les territoires de Luozi et de Seke Banza où ils auraient interdit la pratique d’autres cultes religieux que le leur.
Ils ont aussi, précise-t-on, changé des chefs de groupement et chassé, au niveau des frontières avec l’Angola et la République du Congo, tous les services officiels légalement établis.
Les événements sanglants du 31 janvier au 1er février 2007 provoqués par les forces de l’ordre qui ont tiré à balles réelles sur les adeptes de BDK avaient fait une centaine des morts, rappelle-t-on. 
Une situation similaire s'était produite dernièrement au Katanga où un ministre faisant fonction a été molesté et pratiquement pris en otage, alors que peu avant les élections, une foule nombreuse munie de toutes sortes d'armes blanches était rassemblée devant l'hôtel d'un directeur de campagne de l'opposition pour l'empêcher d'opérer, sans jamais susciter une moindre réaction de Kinshasa. A croire qu'il s'agit là d'une démocratie à deux ou plusieurs vitesses.
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Séquestration du ministre des Affaires foncières en mission à Lubumbashi
Lubumbashi, 25/02 (ACP) – M. Edouard Kabukapwa, ministre des Affaires foncières du gouvernement central, arrivé à Lubumbashi dimanche soir en mission officielle au Katanga, n’a pas pu quitter sa chambre au Park Hôtel lundi pour commencer les activités inscrites à son agenda à la suite de la présence nombreuse dans les parages de son hôtel, des jeunes gens identifiés comme membres de l’UNAFEC proches de M. Gabriel Kyungu wa Kumwanza.
La présence de ces jeunes gens dans les environs de Park-Hôtel constitue un risque pour la sécurité du ministre Edouard Kabukapwa, étant donné que ce dernier est cadre de l’UNAFEC d’obédience du président Honoris Kisimba Ngoie Ndalewe. Aussitôt informé de cette situation, le gouvernement provincial du Katanga a fait déployer autour du Park-Hôtel un dispositif spécial pour assurer la sécurité du ministre des Affaires foncières et sa délégation, ainsi que du Park Hôtel.
Dimanche tard dans la soirée, un groupe d’individus hostiles à la mission du ministre des Affaires foncières étaient présents à l’aéroport de la Luano avant d’être dispersés par les services de sécurité. Jusqu’en début d’après-midi du lundi, le ministre des Affaires foncières était contraint de rester en stand bye au park-Hôtel et la circulation automobile devant cet hôtel était suspendue. Dans cette mission, le membre du gouvernement central est accompagné de M. Etienne Nyembo Kitungwa, secrétaire général au ministère des Affaires foncières. En octobre 2006, pendant la période de la campagne électorale pour les législatives provinciales, le pasteur Théodore Ngoie, candidat à la députation provinciale du Katanga, était séquestré dans le même Hôtel par des jeunes gens de l’UNAFEC, pour l’empêcher de battre campagne.
Vers 16 heures locales, la police est intervenue aux alentours du Park Hôtel pour disperser les manifestants de l’UNAFEC en tirant des gaz lacrymogènes. Le ministre et sa suite ont été ensuite libérés et conduits à un lieu gardé confidentiel.
 
Le Signal du Continent/ACP

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vincent kasuende 27/02/2008 18:34

Que signifie la politique de deux poids deux mesures?la liberté de religion n'existe-t-elle pas au Congo?