Le Katanga réclame la rétrocession des 40 % de ses recettes

Publié le par Cornelis Nlandu-Tsasa

L’Assemblée provinciale du Katanga réclame la rétrocession des 40 % des recettes provinciales
 
Lubumbashi - M. Antoine-Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président de l’Assemblée provinciale du Katanga, a souligné samedi, au Bâtiment du 30 juin à l’occasion de l’ouverture de la session ordinaire de cette institution, la nécessité pour le Katanga d’acquérir dans le meilleur délai les 40 % des recettes à caractère national prévu par la Constitution, en vue de contribuer à la réalisation du développement de cette province.
Mining-Equipment.jpgLe président de l’Assemblée provinciale du Bas-Congo, M. François Kimasi Matuiku Basaula, également président de la Conférence des Assemblées provinciales de la RDC, a toujours plaidé dans ce sens, sans succès. Mais provenant du Katanga qui est l’une des provinces les plus choyées par le régime de Kinshasa, l’appel a beaucoup plus de chance de rencontrer un certain écho dans la capitale.
M. Kyungu wa Kumwanza a fait savoir que le Katanga ne peut qu’user des voies légales pour demander que les moyens lui soient alloués. Il a, en outre, indiqué que cette session qui inaugure la deuxième année de la deuxième législature, intervient à un moment où le Katanga doit prendre ses responsabilités pour relever ses nombreux défis.
Il a dit que le problème de 40 % n’était pas l’affaire du président de l’Assemblée provinciale, ni du gouverneur de province, mais de tout le monde, car le peuple avait cru qu’après les élections, il y aurait un changement dans le vécu quotidien. A ce sujet, il a invité l’Assemblée et le gouvernement provinciaux à travailler la main dans la main, de revitaliser d’ardeur pour plus d’initiatives afin que les recettes rentrent effectivement dans le Trésor public, régulariser le circuit informel en circuit formel pour que la province maximise les recettes.
Il a souligné que son institution envisage le contrôle par le biais des services publics compétents de la situation sociale et sécuritaire du personnel dans le secteur minier, l’implication des petites et moyennes entreprises locales dans les contrats de sous-traitance et l’obligation faite à toutes les entreprises minières dans le domaine agricole et environnemental.
 

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