Bemba pourra bientôt regagner Kinshasa

Publié le par Cornelis Nlandu-Tsasa

La sécurité de Bemba est assurée comme celle de tous les Congolais, selon le gouvernement

 

Kinshasa - Le bureau du Sénat a estimé, en réaction à la lettre du gouvernement à propos du sénateur Jean-Pierre Bemba, qu’il ne fallait pas garder pour soi sa réponse (du gouvernement) qui déclare que la sécurité de ce dernier sera assurée comme l’est celle de tous les autres Congolais.

Modeste Mutinga, rapporteur du Sénat, explicitait ainsi la position du Sénat, après le rappel à l’ordre adressé au sénateur Bemba afin qu’il regagne le pays. Mais personne n’est dupe en ce qui concerne la sécurité des personnes en RDC, lorsque l’on connaît le nombre de meurtres non élucidés et attribués à des bandits armés ou à la bavure policière.

Pendant ce temps, une motion d’information sur le dossier du retour du sénateur Jean-Pierre Bemba a failli dégénérer en un débat houleux mardi à la chambre haute du Parlement. Le sénateur Ramazani Baya du Mouvement de libération du Congo (MLC), auteur de la motion, reprochait au bureau du Sénat de porter cette affaire sur la place publique et d’engager des pourparlers avec le gouvernement, en dehors du cadre sénatorial, sans en avoir préalablement saisi les sénateurs.

Ramazani Baya, qui déclarait ne soulever qu’une simple question de procédure, s’est aussi félicité de l’ouverture du gouvernement pour le retour de Bemba. Il a enfin précisé que « Jean-Pierre Bemba n’a pas demandé un asile politique mais qu’il était parti pour des soins médicaux, et que son retour est subordonné aux préalables sécuritaires. Car, il a été victime d’insécurité chez lui ».

Refusant toute autre interprétation de ses propos sur le rappel à l’ordre de Jean-Pierre Bemba, le rapporteur du Sénat a indiqué que le départ du sénateur au Portugal pour des soins médicaux avait été autorisé par le Sénat.

Selon Modeste Mutinga, après les soins médicaux, il se pose encore un problème de sa sécurité. Mais cette question qui relève du gouvernement a trouvé une réponse, que le bureau du Sénat ne pouvait que communiquer à Jean Pierre Bemba.

 

Le MLC se félicite de la réponse du gouvernement


Pour sa part, le MLC se réjouit du fait que le gouvernement vient de répondre à la correspondance du bureau du Sénat sur l’absence prolongée du sénateur Jean Pierre Bemba. Pour Thomas Luhaka, il est plus que temps que le gouvernement organise clairement un cadre de concertation visant à définir les modalités sécuritaires liées au retour de  Jean-Pierre Bemba. Entre-temps, le bureau du Sénat a demandé à son président de s’en tenir désormais au règlement régissant la fin du mandat d’un sénateur.

Du coté de la majorité présidentielle, on s’interroge si c’est une bonne chose de forcer Bemba à l’exil. Pour le sénateur Delphin Kapaya, sénateur indépendant et membre de l’AMP, il faut laisser Jean-Pierre Bemba rentrer en RDC pour apporter sa contribution à la reconstruction du pays.

 

Après 10 assassinats à Goma, première interpellation de suspects

 

Kinshasa - Douze suspects dont deux éléments incontrôlés de l’armée ainsi que des civils sont incarcérés depuis lundi au cachot de la Police nationale congolaise (PNC) à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. Pour l’inspecteur provincial de la police ad intérim, le colonel Ngoy, la liste est longue, d’autres interpellations vont suivre, concernant les précédents assassinats.

Sur les 12 personnes arrêtées, 7 sont suspectées d’avoir trempé dans le meurtre de Mme Nono, épouse d’un changeur de monnaie, et d’un cadre de la Direction générale de la migration (DGM). Les cinq autres, arrêtées  mardi, sont accusées du meurtre du chef de bureau de l’aéronautique civile.

Selon l’inspecteur général provincial de la police, le premier suspect a été interpellé mardi, sur le lieu du deuil de la victime. Il aurait été reconnu par les membres de la famille. La même source affirme que c’est à partir de ce 1er suspect que la police est parvenue à remonter la filière jusqu’aux 6 autres personnes, dont une femme qui serait la commanditaire de ce double assassinat.

« Elles sont au total 7 sur lesquels les charges pèsent lourdement, et dont les éléments de preuves sont réunis. Mais il est vrai que ce sont plusieurs bandes, qui travaillent parfois en connexion. Partant de cette bande, nous sommes sur la piste de plusieurs autres. Toutes les personnes impliquées seront interpellées », a souligné le colonel Ngoy.

Les suspects sont détenus au cachot de la police qui les entend avant de les transférer à l’auditorat militaire. C’est la première fois, depuis le premier meurtre, celui de Albert Ngezayo  le 13 mars dernier, qu’un groupe de suspects soient arrêtés par la police.

Depuis près de 3 semaines, 10 personnes ont été abattues à Goma par des bandits armés, dans les quartiers Ndosho, Keshero et Imbi. Et dire que pour le gouvernement, la sécurité de tous les Congolais est assurée, on croit rêver.

 

L’Onu lève les restrictions sur l’embargo sur les armes en RDC

 

Kinshasa – L’ONU vient de lever des restrictions sur l’embargo des armes en faveur du gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC), aux termes d’une résolution du Conseil de Sécurité adoptée lundi, a annoncé mercredi à Kinshasa, Michel Bonnardeaux, porte-parole a.i.de la Mission des Nations Unies en RDC (MONUC), au cours de la conférence de presse hebdomadaire.

Cette mesure restrictive ne s’applique cependant pas aux  personnes et autres entités non gouvernementales menant des activités militaires sur le territoire congolais, a dit  Bonnardeaux. Ainsi, les autorités congolaises et les Etats limitrophes impliqués dans le conflit armé en RDC devraient prendre des mesures nécessaires pour empêcher la fourniture, la vente ou le transfert direct ou indirect d’armes à tous les groupes armés et autres milices locaux et étrangers opérant en Ituri, dans les provinces Orientale, du Nord et Sud-Kivu, a-t-il précisé.

Le Conseil de sécurité exhorte, par ailleurs, toutes les forces loyalistes et belligérantes à garantir la sécurité des experts onusiens travaillant sur l’observance de cette mesure dans  les trois entités territoriales. Ces mesures feront l’objet, le 31 décembre prochain, d’un nouvel examen portant sur la réforme du système de sécurité et de la police, l’intégration de l’armée ainsi que le processus de désarmement, de la mobilisation, du rapatriement, de la réinstallation et de la réintégration des éléments des groupes armés congolais et étrangers.

 

Plus de 200 femmes et 400 enfants de militaires abandonnés à la gare de Kamina

 

Kamina - Plus de 200 femmes et 400 enfants de militaires sont abandonnés à la gare de Kamina, au Katanga, a-t-on constaté. Les maris de ces femmes, originaires de Beni et Bunia, ont été déployés ailleurs à l’issue de leur formation au centre de brassage de Kamina.           

Le commissaire du district de Kamina, Etienne Mahenge, a dit être dépassé par cette situation dans la mesure où ces femmes vivent dans des conditions sanitaires très précaires. Pour Etienne Mahenge, cité par radio Okapi, il appartient aux autorités militaires de trouver une solution car ces femmes se plaignent d’être abandonnées par leurs maris avec leurs enfants.

« Ce n’est pas la première fois que nous sommes en train de vivre une telle situation avec le district. Chaque fois que les militaires se déplacent de la base vers une autre destination, des femmes restent là-bas sans soutien alors que ce sont des mamans des militaires», a-t-il dit.

«Elles sont parties d’un endroit ou d’un commandement quelque part. Quand on les emmène de là, on doit savoir comment les prendre en charge, c’est la première chose. Il nous serait difficile de le faire, dans ce sens que nous n’avons pas de budget jusqu’ici», a ajouté Etienne Mahenge qui estime qu’il faut se référer à l’autorité militaire qui a déplacé leurs maris pour voir comment s’occuper d’elles.

Pour le coordonnateur de la structure militaire intégrée, le colonel Shulungu Nemembeso, ces femmes ne sont pas abandonnées. Le chef d’état-major général des FARDC, le général Dieudonné Kayembe, a déjà ordonné le payement des soldes de leurs maris, qu’elles touchent chaque mois, a-t-il affirmé. Il a précisé qu’elles seront rapatriées chacune dans son milieu d’origine.

 

Les 5 chantiers : On n’est qu’au stade de recrutement de la main d’œuvre

 

Kinshasa - L’Office national de l’Emploi (ONEM) a débuté mardi le recrutement de la main d’œuvre destinée aux cinq chantiers de la République, dans un premier temps à commencer par les ingénieurs toutes options confondues. Les investisseurs chinois œuvreront dans le domaine de la construction et des travaux publics, aux termes de l’accord sino-congolais.

Selon l’Adg de cet office, Gabriel Mangu wa Kanika, le dépôt des dossiers sera suivi d’une présélection des candidats, avant l’élaboration d’une liste de personnes à envoyer dans les différents chantiers à travers le pays, a rapporté la radio Okapi.


Le Signal du Continent 

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