Précisions sur les tracasseries que subissent les adeptes de BDK

Publié le par Cornelis Nlandu-Tsasa

Précisions sur les tracasseries que subissent les adeptes de BDK

 

Matadi - La population du secteur de Kinkenge, dans le territoire de Luozi, district des Cataractes, dénonce les tracasseries et autres exactions dont sont victimes les adeptes de Bundu dia Kongo (BDK) dans ce territoire de la part des agents de l’administration territoriale, de la police et des services spéciaux.

Congo1465.jpgSelon des témoins joints au téléphone le week-end par le Bureau de l’Agence officielle de presse ACP, depuis Matadi, les adeptes de BDK qui osent sortir de leurs cachettes pour retourner dans leurs villages respectifs, qu’ils avaient désertés pour échapper à la répression sanglante du mois de mars dernier, sont soumis au paiement d’une taxe variant de 2.500 à 10.000 francs congolais. "La taxe exigée est de 2.500 francs congolais pour les élèves, 5.000 francs pour les adeptes adultes et de 10.000 francs pour les responsables des " zikua" (temple, lieu de prière) ", a précisé un correspondant qui a ajouté qu’à défaut d’" espèces sonnantes et trébuchantes ", ces agents acceptent même le paiement en nature (chèvres, coqs, etc..) "comme cela s’est passé dernièrement à Kibangu".

Dans ce scandale se déroulant sur son propre territoire, l’autorité provinciale est totalement absente, ou tacitement complice, alors qu’elle devrait sévir contre ces agents véreux qui risquent d’être à la base de nouveaux accrochages avec les adeptes de la secte BDK. En effet, tel que l’on connaît la capacité de réaction des ces personnes contre les injustices dont est souvent victime la population du Bas-Congo devant « l’invasion de ceux qui y viennent simplement pour se remplir les poches », tout peut encore arriver. Et ces politiciens de pacotille, qui ignorent que "gouverner, c'est prévoir", devraient un jour répondre de leurs actes, ou plutôt de leurs non-actes.
En effet, l’unique fois où on a entendu parler du gouverneur du Bas-Congo, Simon Mbatshi Batshia, c’est lorsqu’il s’est déplacé, vendredi, dans différents centres de l’examen d’Etat édition 2007-2008 pour y débloquer 140 millions de francs congolais à titre de prise en charge des frais de participation de 20.000 élèves finalistes du secondaire. Là où des innocents sont arrêtés et dépouillés de leurs biens, M. Simon Mbatshi est totalement inexistant. Mais pourquoi est-il là ?

 

Le Signal du Continent/ACP  

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