Le président de l'Abako salue la démarche de la CEI auprès des chambres en vue de l'organisation des provinciales

Publié le par Cornelis Nlandu-Tsasa

Le président de l'Abako salue la démarche de la CEI auprès des chambres en vue de l'organisation des provinciales

 

Bruxelles - Le président général de l'Alliance des Bâtisseurs du Kongo (ABAKO), M. François Kimasi Matuiku Basaula, s'est déclaré satisfait de la démarche entreprise dernièrement auprès des deux chambres par le président de la Commission électorale indépendante (CEI), l'abbé Malu-Malu, en vue de l'obtention du budget devant permettre l'organisation des élections urbaines, municipales et locales.

Au cours d’une interview, le week-end à Bruxelles où il est en visite privée, M. Kimasi a estimé que cette démarche, qui entre dans le cadre de l'application intégrale de la Constitution dans la perspective de boucler les échéances prévues pour la mise en place de toutes institutions du pays, mérite également d’être félicitée puisqu'elle bloque les velléités de certains partis de procéder aux nominations des cadres territoriaux sans tenir compte des forces réelles qui, aujourd'hui, composent les majorités à la tête des institutions provinciales.

L'Abako qui, selon son président général, n'a d'ailleurs pas attendu la démarche du président de la CEI pour affirmer qu'elle s'opposera avec force à toutes les tentatives de s'approprier unilatéralement la nomination des responsables territoriaux comme des institutions urbaines, profite de l'occasion pour réaffirmer qu'on ne peut permettre que la Constitution soit continuellement violée par ceux là qui devraient être les premiers à la respecter parce que détenant le pouvoir par la Constitution. La démocratie ne doit pas demeurer un vain mot et les dirigeants nationaux, au premier rang les membres de l'AMP, doivent comprendre que c'est vraiment là le changement que les Congolais attendent d’eux, souligne M. Kimasi.

L'Abako rappelle à la même occasion que le temps des nominations est dépassé, tout devant aujourd'hui s'opérer, en dehors des élections, par le truchement des négociations, auxquelles cette formation politique est totalement ouverte, poursuit son président général qui souligne que son parti refuse de se voir imposer des nominations qui ne répondent à aucune logique du moment.

Ainsi, l'Abako qui participe aux gouvernements de Kinshasa et du Bas-Congo se déclare opposée à toute mise en place des autorités urbaines, municipales et locales en dehors des élections et de tout autre procédé où elle n'est pas intéressée. Au cas contraire, cela signifierait simplement que l'accord de gouvernement dont ce parti concourt à la majorité tombe et, de ce fait, il se retire de la coalition, avec toutes les conséquences que peut entraîner ce geste, prévient M. Kimasi. Ainsi, la coalition qui formera le nouveau gouvernement n'est pas tenue de reconnaître les nominations opérées dans ces conditions, précise le président général de l'Abako.

M. Kimasi souligne à cet effet que l'AMP ne doit pas croire qu'elle domine l'ensemble des institutions, encore moins le Sénat et les provinces, rappelant par ailleurs qu'en ce qui concerne particulièrement l'Abako, elle s'impose comme la force avec laquelle il faut composer, aussi bien à Kinshasa où elle détient 5 députés face aux deux forces rivales, le MLC avec 22 et la Codek ainsi que ses alliés du PPRD et autres avec une vingtaine de députés, que dans le Bas-Congo avec 4 élus, contre 5 au PPRD et autant pour le MLC. Là où le PPRD ne domine pas, elle ne peut que négocier avec les partis qui participent aux gouvernements provinciaux, recommande le président général de l'Abako.

 

Cornelis Nlandu

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