Promulgation de la loi sur le financement des partis politiques

Publié le par Cornelis Nlandu-Tsasa

Promulgation de la loi portant financement public des partis politiques

Kinshasa - Le Président congolais Joseph Kabila Kabange a promulgué, en date du 10 juin 2008, la loi portant financement public des partis politiques. Dans son exposé des motifs, il est stipulé notamment que la présente loi trouve son fondement juridique dans l’article 6 de la Constitution qui dispose, d’une part, que les  partis politiques concourent à l’expression du suffrage, au renforcement de la conscience nationale et à l’éducation civique et , d’autre part, que les partis politiques peuvent recevoir de l’Etat des fonds publics destinés à financer  leurs campagnes électorales ou leurs activités, dans les conditions définies par la loi.

Le financement dont question n’est que subsidiaire, en ce sens qu’il ne vient qu’en appui aux ressources propres des partis politiques et, partant, ne peut être source d’enrichissement personnel. Dans ses dispositions générales, la présente loi définit les modalités et les conditions de financement public des partis politiques. Ces derniers peuvent recevoir de l’Etat des fonds publics destinés à financer leurs campagnes électorales ou leurs activités, dans les conditions et selon les modalités définies par la présente loi. Le financement des partis politiques proviendrait des crédits budgétaires de l’Etat.

S’agissant des conditions et modalités de financement des partis politiques, il est stipulé que tout parti politique doit être régulièrement enregistré au ministère ayant les affaires intérieures dans ses attributions, avoir un siège connu et attesté par un titre de propriété ou par un contrat de bail, disposer d’un compte bancaire ayant un solde créditeur d’au moins 2.500.000 FC, tenir une comptabilité régulière et disposer d’un inventaire de ses biens meubles et immeubles et produire l’attestation fiscale du dernier exercice, tenir compte de la parité homme/femme lors de l’établissement des listes électorales et introduire une demande écrite à la commission interinstitutionnelle prévue aux articles 12, 4,5 et 6 de ladite loi.

Le 19
ème anniversaire de la mort du Cardinal Joseph Malula sera célébré le week-end

Kinshasa - L’Eglise catholique de la RDC organise le week-end les manifestations commémoratives du 19ème anniversaire de la mort du cardinal Joseph Malula. Ce prince de l’église était à sa mort archevêque de la ville de Kinshasa où il a laissé des œuvres sociales qui continuent à perpétrer sa mémoire auprès des fidèles catholiques. Défenseur des opprimés, le Cardinal Malula a mené toute sa vie durant un véritable combat pour le rayonnement des intellectuels chrétiens partout dans la vie professionnelle, au niveau décisionnel du pays. Il est mort fier d’avoir osé dire non aux régimes politiques de l’époque quand le peuple avait peur d’être muselé.

La commémoration de cet anniversaire intervient alors que d'aucuns ont voulu faire disparaître le nom de cet illustre prélat des mémoires, lorsque l'on sait que la Fondation Cardinal Malula qui devrait réunir ses différentes oeuvres a simplement été vidé de son sens par ses administrateurs. On apprend de source digne de foi que la famille Malula, très déçue, est prête à reprendre la gestion de la Fondation afin de perpétuer la mémoire du cardinal.

 

Majoration des tarifs des transports en commun à Kinshasa

Kinshasa - Les tarifs des transports en commun des personnes sur toute l’étendue de la ville-province de Kinshasa viennent d’être majorés d’environ 25 %, selon l’arrêté du gouverneur de la ville province de Kinshasa publié jeudi. Dans le même arrêté, plusieurs mesures liées notamment à l’amélioration des conditions des voyageurs ont été rappelées. Il s’agit pour le conducteur notamment d’afficher dans les véhicules de transport en commun (taxi collectif, taxi-bus, kimalu-malu, fula-fula) le tarif et les itinéraires de façon à permettre aux passagers d’en prendre connaissance, ainsi que de se munir des titres de propriété, d’exploitation et sécurité dont le certificat d’immatriculation ou carte rose, le certificat de contrôle technique obligatoire et le permis de conduire national en vigueur et en cours de validité.

Il est également rappelé au conducteur que l’itinéraire doit être indiqué en lettre d’au moins 10 cm de hauteur et qu’il lui est interdit de charger des passagers dans le coffre, sur la cloison séparant la cabine du chauffeur et le premier siège ou banc des voyageurs. « Tout passager est invité à ne payer que le prix fixé par le présent arrêté suivant l’itinéraire officiel », note-t-on avant d'ajouter qu’il est interdit au conducteur de circuler portières et/ou coffre ouverts et de laisser les passagers s’agripper aux abords du véhicule. Il est également interdit au conducteur de recourir aux pratiques communément appelées « demi-terrain, abonnés ou « Solola bien », note encore le même arrêté ajoutant que le conducteur peut réclamer le prix de la course avant le départ à condition de conduire les voyageurs jusqu’à la destination et de leur rembourser leur argent en cas de panne.

Deux bandes de voleurs à main armée arrêtées à Bukavu et à Kabare

Bukavu - Deux bandes de voleurs à main armée viennent d’être arrêtées à Bukavu et à Mudaka en territoire de Kabare lors des patrouilles organisées par la Police nationale congolaise. A Bukavu, 6 personnes présumées voleurs ont été arrêtées par des éléments de la PNC en patrouille. Traqués, ces présumés voleurs avaient sur eux des armes et munitions de guerre. Parmi eux figuraient deux éléments des FARDC et des motards facilitant le transport des malfrats, notamment la nuit. Ils sont entendus auprès des instances policières avant d’être transférés auprès des instances judiciaires compétentes avec procès verbaux. Dans les localités de Cibumbiro et Kajeje, groupement de Mudaka, territoire de Kabare, 13 bandits à main armée qui étaient arrêtés ont été vus en circulation après deux semaines. Cela sent certainement la corruption des forces de l'ordre.

Quatre d’entre eux ont été rattrapés et mis en détention, les autres courent encore et la population qui voyait le danger écarté se retrouve en insécurité avec ses  biens. Mais les autorités demandent à la population de ne pas se lasser à dénoncer les malfaiteurs pour sa sécurité qui doit être recouvrée.

174 maisons brûlées à Kamandi lac

Kamandi - 174 maisons ont été brûlées dernièrement à Kamandi Lac par les Maï-Maï du PARECO, suite à un combat qu’ils ont engagé avec les FARDC placés sur les lieux, a indiqué M. Jean Paul, agent de distribution de dons de la CARITAS. Selon la source, le PARECO combat la 15ème brigade puisqu’elle se compose des militaires membres du groupe rebelle dirigé par Laurent Nkundabatware du CNDP et que ces Maï-Maï sont à la recherche de ces Nkundistes qui sont par ailleurs rwandais, a-t-il indiqué. La même source signale que les Maï Maï ne s’occupent pas de celui-là qui se reconnaît Congolais mais des présumés Nkundistes et de ceux qui parlent le kinyarwanda.

Création d’une société d’enlèvement des immondices à Kinshasa

Kinshasa - Un groupe d’hommes d’affaires de la diaspora congolaise vient de créer une société d’enlèvement des immondices dénommée « Poubel-Kin », dont le siège social et administratif est installé dans la commune de la Gombe. Cette entreprise a pour mission d’exercer ses activités dans les vingt-quatre communes de la capitale. Selon une source proche de cette entreprise qui s’est confiée mercredi à la presse, « Poubel-Kin » qui effectue présentement la prospection des sites de dépôt des poubelles, s’est également assignée pour mission la vente des sacs-poubelles et le traitement des immondices.

L’entreprise qui est déjà opérationnelle dispose d’un personnel qualifié mais réduit. Son objectif principal est de contribuer à la campagne d’assainissement initiée par les autorités urbaines. Les clients de « Poubel-Kin », précise la source, souscrivent un abonnement mensuel d’un dollar américain qui leur donne le droit d’être desservis aux heures et jours de leur convenance. « Poubel-Kin » qui utilise des camions bennes va, dans un premier temps, créer une centaine d’emplois, a indiqué la source.

Le Signal/ACP

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