La Monuc occupe une localité, après des affrontements FARDC-CNDP

Publié le par Cornelis Nlandu-Tsasa

Les Casques bleus occupent une localité de l’Est de la RDC, après des affrontements FARDC-CNDP


Goma - Les Casques bleus de la Mission de le l’ONU en République démocratique du Congo (Monuc) contrôlent, depuis dimanche matin, la localité de Mutabo, située à 7 km de Rutshuru-centre. Mutabo est une localité tampon entre les FARDC (Forces armées de RDC) de la 6e brigade intégrée et les troupes du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) basées dans le groupement de Busanza où des combats entre les troupes du CNDP et les FARDC avaient fait mercredi dernier, au moins 6 morts.

 

Le bureau de la Monuc à Goma a indiqué que «l’occupation de la localité de Mutabo par les casques bleus est le résultat d’un arrangement entre les FARDC de la 6e brigade qui ont accepté de quitter cette localité et les troupes du CNDP de Laurent Nkunda basées dans le groupement de Busanza. Ces troupes ont à leur tour accepté de garder leurs positions initiales à Karambi, à environ 5 km de Mutabo, sur la route de Kitagoma. Cet accord à l’amiable confirme le retour au calme dans cette zone située à 7 km de Rusthuru centre, théâtre des combats entre les troupes du CNDP et les FARDC, mercredi dernier.

La société civile de Rusthuru se félicite de l’occupation de Mutabo par les Casques bleus de la Monuc. Mais un responsable de cette organisation citoyenne déclare toutefois que les lignes avancées des deux parties ne font que se rapprocher davantage, notamment sur deux autres axes : l’axe Rutshuru-Bunagana en passant par Djomba et celui qui relie Kinyandoni à Karambi. René Abandi, porte-parole du CNDP rejette quant à lui toutes ces allégations. Pour lui, il ne s’agit que des mensonges.

Si aucun affrontement d’envergure n’a éclaté au Nord-Kivu depuis le lancement du processus de paix de Goma, en janvier, le cessez-le-feu est régulièrement violé, certains groupes continuent à recruter des combattants et tentent d’élargir leur zone de domination, selon l’ONU.

Le prix du maïs a augmenté à Mbuji Mayi


Kinshasa - Principale denrée alimentaire de la province du Kasaï Oriental, le maïs coûte de plus en plus cher depuis le week-end dernier. La Fédération des entreprises du Congo (FEC) a évoqué notamment l’augmentation des prix du maïs en Zambie et au Katanga. La FEC a évoqué aussi une conséquence de la hausse du prix du baril de pétrole sur le plan international.

Selon radio Okapi qui cite des sources locales, cette flambée de prix est observée dans les principaux marchés de la ville de Mbuji Mayi. La mesure de maïs qui coûtait 950FC, il y a 3 jours, se négocie actuellement à 1.300, voire 1.500FC. A la division provinciale de l’Economie, on parle de l’enclavement de la province, mais surtout de l’absence des routes praticables. Athanase Mbiye, chef de division a.i., a estimé que la faible production de maïs et de certains produits serait également à la base de cette hausse de prix. Pour le président urbain de la FEC, la crise mondiale est à la base de cette situation. Willa Bukasa a expliqué que le maïs a augmenté de prix aux points d’approvisionnement qui se trouvent être la Zambie et le Katanga. Il a incriminé aussi la perturbation climatique qu’a connue la province pendant la saison culturale. Cette hausse de prix touche aussi les produits manufacturés dont le sucre.

Les activités commerciales paralysées à Mambasa


Kinshasa - Les opérateurs économiques de Mambasa, dans le district de l’Ituri, Province Orientale, ont décidé de fermer depuis deux jours boutiques et magasins pour réclamer le changement du comité local de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), dont le mandat, d’après eux, a expiré depuis plusieurs mois, a rapporté radio Okapi.

 

Pour ces opérateurs, l’élection d’un nouveau comité local de la FEC doit se faire maintenant. Mais la direction du district de la même organisation estime que les revendications vont à l’encontre des normes légales. Selon le président de la FEC/Ituri, Constant Bubulenga, la situation ne serait pas particulière au seul comité de Mambasa. Tous les territoires du district sont confrontés au même problème. Il a précisé que des élections de nouveaux membres devraient avoir lieu bientôt sous la supervision du comité du district.

Entre-temps, les conséquences socio-économiques se font déjà sentir. Les responsables de la société civile de Mambasa font part de l’observation sur le marché de la pénurie des biens de première nécessité, notamment le sucre, le sel et le savon.


Environ 800 familles de déplacés en situation difficile à Bafwasende

 


Kinshasa - Environ 800 familles d’Opienge déplacées à Bafwasende, à 262 km au Nord est de Kisangani, chef-lieu de la Province Orientale, sont dans une situation humanitaire préoccupante et 90 % d’entre elles vivent dans des familles d’accueil et manquent de médicaments, de nourritures et autres produits de première nécessité. Selon Jacques Ajaruvwa Wathum, chargé des Affaires humanitaires au sous-bureau Ocha à Kisangani, une équipe humanitaire mixte Mission de l’ONU en RDC (Monuc) - agences onusiennes et Caritas Congo a effectué une mission d’évaluation sur place.

 

«Les besoins prioritaires exprimés par les personnes déplacées se regroupent dans les secteurs de la santé, de la sécurité alimentaire et les non vivres. L’hôpital général de Bafwasende souhaiterait bien avoir un appui en médicaments essentiels pour prendre en charge les malades qui arrivent. Il y a un certain nombre de cas qui ont été référés», a-t-il précisé.

Des cas de victimes de violences sexuelles doivent être pris en charge médicalement, a encore indiqué M. .Ajaruvwa Wathum ajoutant que le stock dont dispose actuellement l’hôpital général est insuffisant et devrait être renforcé. Sur le plan alimentaire, ces populations déplacées avaient déjà cultivé et semé notamment du riz et d’autres cultures, mais ont du les abandonner. «On va devoir discuter avec les acteurs de la sécurité alimentaire d’une alternative qui pourrait permettre de les assister assez rapidement», a-t-il dit. Ces déplacés ont fui les affrontements en mai entre les FARDC et les Maï-Maï réfractaires au brassage. Selon le général Jean-Claude Kifwa, commandant de la 9e Région militaire, 30 personnes ont été tuées lors de ces affrontements.


Affrontement entre les groupements Bokutu et Ngonzi dans l’Equateur : 4 blessés graves

 


Kinshasa - Quatre personnes ont été grièvement blessées au cours d’un affrontement entre les communautés rivales Bokutu et Ngonzi qui vivent à 37 km de Lisala, sur la route de Bumba, dans la province de l’Equateur. Selon l’administrateur du territoire de Lisala, ces deux communautés se disputent depuis des années un étang piscicole très poissonneux. Une équipe de policiers a été dépêchée dimanche sur les lieux, afin de calmer la situation, selon radio Okapi.

 

Selon l’administrateur du territoire de Lisala, deux paysans du groupement Bukutu ont surpris, vendredi, un habitant du groupement Ngonzi en train de pêcher dans cet étang. Ces derniers l’ont copieusement battu. Alertés, les Bokutu sont allés affronter les Ngonzi. Il s’en est suivi une bagarre généralisée à la machette entre les deux communautés. Un habitant du groupement Ngonzi et trois du groupement Bokutu, ont été grièvement blessés.

Les autorités locales n’ont été saisies de cette situation que samedi soir. Un calme précaire règne dans ces deux localités, a soutenu l’administrateur de territoire, indiquant que les instigateurs de ces accrochages se sont réfugiés dans la brousse. C’est le 5ème accrochage du genre entre ces deux groupements. Les précédents accrochages, à propos de cet étang, avait fait plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels, dont des cases incendiées. Les autorités locales avaient réconcilié les deux communautés en mars 2007. Ce nouveau conflit semble remettre cette réconciliation en question.


Le Signal du Continent/APA

 

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