Le Premier ministre congolais promet pour «bientôt» son gouvernement

Publié le par Cornelis Nlandu-Tsasa

Adolphe Muzito promet pour «bientôt» la publication de l’équipe gouvernementale

 

Kinshasa - Le Premier ministre Adolphe Muzito, a promis pour «bientôt» la publication de son équipe gouvernementale, à l’issue de sa rencontre jeudi avec le Président Joseph Kabila.

Nommé depuis le 10 octobre dernier, le nouveau Premier ministre sortait de son deuxième tête-à-tête avec le Président de la République. Cette rencontre a précédé le début officiel des consultations avec les responsables de différents partis politiques en vue des discussions sur les noms de futurs ministres de ce gouvernement selon le quota réservé à chaque formation politique.

Le week end dernier, différentes personnalités politiques ont été consultées par M. Muzito. Il s’agit, entre autres, des responsables du Parti du peuple pour la reconstruction et le développement (PPRD), des Forces du renouveau (FR), du Parti des démocrates chrétiens (PDC) et du Parti lumumbiste unifié (Palu). Pour ce parti, c’est son secrétaire général Antoine Gizenga,  le Premier Ministre sortant,  qui a reçu  M.Muzito à l’Hôtel du gouvernement.

Adolphe Muzito, cadre du Palu, succède à Antoine Gizenga, chef du même Parti. Après 20 mois à la tête du gouvernement, M. Gizenga (83 ans) a démissionné de ses fonctions le 25 septembre dernier pour raisons liées à son âge.

 

Le corps de Kamitatu Massamba inhumé dimanche à Masimanimba

 

Kinshasa - Le corps de M. Cléophas Kamitatu Massamba, l’un des pères de l’indépendance, décédé le 12 octobre dernier en Afrique du Sud à l’âge de 77 ans, suite à une maladie, a été inhumé dimanche à Massimanimba, chef-lieu de son territoire d’origine, dans la province du Bandundu (Nord-Ouest).

L’illustre disparu a eu droit vendredi à un ultime hommage de la part des personnalités congolaises, amis et connaissances, à Kinshasa. Au Palais du Peuple, siège du Parlement congolais, où la veillée mortuaire a été organisée avant le transfert de la dépouille samedi à Masimanimba, les députés et sénateurs ont témoigné sur le disparu, qualifié de « baobab» et de «monument» de la politique congolaise.

Le Président de l’Assemblée Nationale, Vital Kamerhe, considère M. Kamitatu comme une « figure emblématique » de la politique congolaise, un bel exemple de nationalisme dont les générations futures devraient s’inspirer. Au nom de tous les députés de la première législature à la 3e République, il a rendu un hommage mérité au disparu, dont il retient un précieux héritage, à savoir son fils, Olivier Kamitatu, qui a présidé l’Assemblée nationale de la transition, laquelle a doté le pays de la Constitution de la 3e République.

Plusieurs autres témoignages ont été faits tour à tour par le gouverneur du Bandundu, Richard Ndambu, le vice-gouverneur de Kinshasa, Bafiba, le Représentant des députés du Kwilu, Tryphon Kin-kiey Mulumba, le Président de l’Assemblée provinciale du Bandundu et le sénateur Engulu, ami du disparu.

Ils ont unanimement reconnu les mérites de M. Kamitatu, qualifié de «baobab et d’homme d’Etat humble», pour avoir choisi, malgré son envergure nationale, de travailler à l’intérieur du pays où il a mis à la disposition des jeunes, sa riche expérience politique.

Dans l’oraison funèbre qu’il  a prononcée, le Président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, s’est attardé sur le dévouement, de M. Kamitatu en tant qu’ homme d’Etat. « La RDC perd un homme d’Etat dévoué toujours disponible et discret », a dit M. Kengo, affirmant que « c’est un monument de notre pays qui a marqué l’histoire politique depuis l’indépendance».

Pour le Président du Sénat, au-delà de l’homme politique, Kamitatu est un grand intellectuel qui a publié plusieurs ouvrages parmi lesquels la « grande mystification du Zaïre », écrit pendant son exil.

Décédé au grade de Commandeur de l’Ordre national de Léopard, le disparu a également été honoré par la chancellerie des Ordres nationaux, qui a déposé une gerbe des fleurs sur la dépouille, après que les Présidents des deux Chambres du Parlement aient signé le registre des condoléances.

Un office religieux concélébré par les trois évêques auxiliaires de Kinshasa, NNSS Landu, Kisonga et  Bulamatari et l’évêque de Kikwit, Mgr Mununu, a été organisé  en la cathédrale Notre-Dame du Congo à Lingwala en mémoire du disparu.

 

Décision mardi en appel sur la remise en liberté de Thomas Lubanga

 

La Haye - La Cour pénale internationale (CPI) jugera mardi un appel des décisions de la Chambre de première instance de suspendre la procédure contre Thomas Lubanga Dyilo, un chef de milice congolais accusé de crimes de guerre. Ce qui serait un camouflet pour cette cour visiblement créée pour les sous-fifres d’Afrique, les grands criminels bien connus de tous étant autorisés à toujours courir.

«La Chambre d’appel tiendra une audience publique afin de rendre ses jugements dans les appels interjetés par le procureur», indique la CPI dans un communiqué. A la demande de la défense, la chambre avait ordonné la suspension de la procédure contre le chef de milice congolais, Thomas Lubanga Dyilo, puis sa remise en liberté provisoire, le 2 juillet.

Ses avocats avaient soulevé une question de droit, à savoir l’égalité des moyens entre l’accusation et la défense. La défense exige, en effet, que lui soient communiqués les documents des Nations unies qu’a utilisés le procureur pour soutenir son accusation, afin de pouvoir les contester, ou éventuellement les utiliser à décharge de l’accusé.

Or, l’ONU a fourni ces informations à la suite d’un accord de confidentialité avec le procureur, procédure permise par le statut mais qui n’existe pas pour les juges ou la défense. Un accord totalement en phase avec tous les prescrits du droit. Le procureur avait fait appel des deux décisions, et obtenu, en attendant la décision de la chambre d’appel, le maintien en détention du suspect.

Thomas Lubanga, est le premier accusé de la CPI à répondre de crimes de guerre pour son rôle dans la guerre civile ayant ravagé ce district de l’Ituri. Alors même que d’autres crimes sont en train d’y être commis aux yeux et à la barbe de l’ONU, qui ferme les yeux on ne sait pourquoi – ou on sait pourquoi.

En tant que chef de l’Union des patriotes congolais (UPC), Thomas Lubanga est accusé d’avoir supervisé et organisé l’enrôlement forcé d’enfants au sein des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), l’aile militaire de l’UPC, entre septembre 2002 et août 2003.
Si l'on reparle de Thomas Lubanga, on est en revanche toujours sans nouvelle de Jean-Pierre Bemba, le leader du MLCF et de l'opposition congolaise, visiblement livré par la Belgique pour des considérations politiciennes à la suite d'événements survenus ailleurs, alors que des crimes sont commis à vaste échelle et de manière récurrente dans son ancienne colonie, sans que cela ne puisse l'émouvoir outre mesure. Comme qui dirait que pour la Belgique et la Communauté internationale, "en RDC les morts ne sont pas morts".
  

Mise en  circulation effective de nouveaux passeports en RDC

 

Kinshasa - Le vice-ministre des Affaires étrangères, Ignace Gata Mavita, a procédé la semaine dernière au lancement officiel sur le marché de nouveaux passeports congolais lisibles à la machine, rapporte un communiqué.

Ce lot vient de mettre ainsi fin à une rupture de stock longtemps observée à la Direction de la Chancellerie du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale. Une situation que l’on ne peut observer qu’en RDC, où gouverner n’est visiblement pas prévoir.

Selon l’ingénieur Bastien Blanc de l’entreprise française Obertur, gagnante de ce marché, l’émission de ces nouveaux passeports répond ainsi à un besoin urgent des détenteurs potentiels en attendant la mise en circulation des passeports biométriques ou électroniques prévue pour février 2009.

Le 17 septembre, le ministre des  Affaires étrangères avait réceptionné un lot de 53.000 passeports de type lisible à la machine produits par l’Hôtel de monnaie de la Banque Centrale congolaise représentant le solde de la commande de 100.000 passeports.

 

Des réfugiés de RDC relatent les rafles d’enfants par les rebelles ougandais

 

Gangura (Soudan) - D’abord, les rebelles ougandais ont enfermé les enfants dans l’école. Ils ont exécuté les récalcitrants, attaché les autres. Puis ils ont mis le village à sac et sont repartis avec un butin précieux : une centaine d’enfants, enrôlés de force dans la guérilla.

La scène s’est déroulée fin septembre à Dungu, une localité agricole de la Province orientale, en République démocratique du Congo, où sévissent les rebelles ougandais de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA).

Les huttes de chaume du village ont été incendiées, les réserves à grain détruites.
«Ils les ont tous emmenés dans la brousse», raconte Mary doucement, enlaçant son bébé d’un an. «C’est à ce moment-là que je me suis enfuie au Soudan». Après une fuite de plus 50 km dans la jungle, Mary est finalement arrivée avec de nombreux autres adultes de son village à Gangura, une localité de l’Etat soudanais d’Equatoria-Ouest située à une dizaine de kilomètres de la frontière avec la RDC.

A Gangura, les réfugiés attendent à l’ombre de manguiers que les représentants du HCR recueillent leurs témoignages. «Ce que les rebelles ont fait subir à ces gens est inhumain», s’insurge Lexson Wali Amozai, directeur de la Commission de réhabilitation et de secours du Sud-Soudan dans l’Etat d’Equatoria-Ouest, chargé de la coordination des organisations humanitaires aidant les réfugiés.

L’ONU a récemment accusé la LRA de «graves violations des droits de l’homme» contre les villages de la région. Si 5.000 réfugiés sont arrivés dans le Sud du Soudan, selon l’ONU, les attaques menées par la LRA ont fait un nombre de déplacés encore plus grand à l’intérieur de la RDC.

Pour beaucoup, ces violences sonnent le glas de trois ans de négociations de paix sur l’une des plus longues guerres d’Afrique. Les dirigeants de la LRA se moquent de nous. Vous ne pouvez pas entreprendre des négociations de paix alors que vos troupes attaquent des civils innocents», s’élève M. Amozai.

Joseph Kony, le chef de la LRA, a pris les armes il y a 20 ans pour sortir de l’oubli les populations du Nord de l’Ouganda, avait-il dit. Mais ce sont les civils, et non les militaires, qui ont payé le prix fort des méthodes brutales de rebelles habitués à couper les bras et les lèvres de leurs victimes.

Chassés d’Ouganda en 2005, ils se sont installés dans les jungles du Nord-Est de la RDC, un pays presque sans maître d’où ils peuvent facilement entrer au Sud-Soudan, une région semi-autonome du Soudan, voire en République centrafricaine.

Les négociations de paix sont au point mort depuis avril, quand Joseph Kony, sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, a refusé de signer un accord de paix avec Kampala, de crainte d’être arrêté.

Selon l’ONU, près d’un millier de rebelles ougandais se trouvent en RDC. Très mobiles, ils opèrent par petits groupes de cinq. Les civils se sont habitués aux raids dans leurs villages, où les rebelles viennent chercher toute sorte de produits de base, du savon aux batteries de voiture. Mais ces raids sont depuis peu beaucoup plus brutaux, laissant penser que la LRA pourrait chercher à recruter en vue d’une nouvelle offensive.

Les rebelles ont aussi provoqué des déplacements de population au Sud-Soudan, en y faisant des incursions, allant même jusqu’à attaquer une base militaire. L’armée sud-soudanaise a bien déployé des troupes à la frontière mais les civils redoutent le danger qui pourrait surgir à tout moment de la forêt. «Les gens demandent: pourquoi la LRA veut-elle nous tuer? Nous ne sommes pas Ougandais, nous ne faisons pas partie de ce conflit», explique Jemma Nunu Kumba, gouverneur de l’Etat d’Equatoria-Ouest.

 

Bunagana, bastion des rebelles de Nkundabatware

 

Bunagana - «Bienvenue au Congo libéré»: à Bunagana, localité à la frontière entre l’Ouganda et la RDC, les rebelles  de Laurent Nkunda ont pris leurs quartiers et font étalage de la puissance de leur armement.

Bastion de la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNPD) du général déchu Laurent Nkundabatware, la population de cette localité poussiéreuse entourée des volcans de l’Est de la RDC vit sous «administration» rebelle. Elle est à l’écart des lignes de front situées plus au Sud de la province du Nord-Kivu, vers Goma.

«Partout au Congo, le peuple souffre. Les fonctionnaires sont en grève. Les écoles sont fermées. Les hôpitaux sont fermés. On a donné sa chance au gouvernement, il a échoué», affirmait samedi un membre de la direction politique du CNDP, Oscar Mugabu, pour justifier la reprise des combats.

Placée sous contrôle rebelle, la population de Bunagana assure soutenir l’action du général déchu, qui dit vouloir défendre la minorité tutsi installée dans la région. Et non toute la population congolaise tel que veut nous le faire croire les valets de Nkundabatware.

«Je suis très content, dans la zone contrôlée par le CNDP, il y a de la sécurité, mais dans la région contrôlée par les forces du gouvernement, il n’y a pas de sécurité», déclarait en fin de semaine un instituteur de Bunagana,  Peter Mugabu, ajoutant que son soutien à Laurent Nkundabatware n’a rien à voir avec son origine ethnique. Preuve, s’il en faut qu’il s’agit ici d’un tutsi, rompu dans l’art du mensonge.

«Je suis un Congolais. Je ne suis ni un Hutu ni un Tutsi, je suis juste un Congolais», martelait-il. Voilà un nouveau mensonge : un tutsi qui clame n’être ni lui-même, ni l’autre.

Le CNDP, qui vient de recevoir dans la ville le soutien de deux députés du Nord-Kivu et des dizaines d’élus locaux venus annoncer leur ralliement à la rébellion, fait étalage dans Bunagana de son équipement militaire.

Dans les rues, des camions paradent, chargés de combattants, équipés d’artillerie, de batteries anti-aériennes, de lance-grenades. Selon les rebelles, ces armes ont été prises récemment lors de victoires sur l’armée congolaise. Des informations à prendre avec prudence pour un peuple habitué au mensonge, car il peut bien s’agir d’armes livrées par le Rwanda, qui soutient le mouvement en armes et en hommes.

           
Matonge de Kinshasa : Le marché Djakarta ravagé par un incendie

 

Kinshasa – Un incendie a détruit une vingtaine de boutiques du marché Djakarta du quartier Matonge, dans la commune de Kalamu, à Kinshasa, dans la nuit de vendredi à samedi.

Une bougie, par mégarde allumée dans l’une des vingt-cinq boutiques détruites, serait à la base de l’incendie qui s’est déclarée aux environs de 01 heure du matin samedi. Le feu s’est vite propagé sur un espace de près de 40 hectares à cause de produits inflammables contenus dans ces boutiques de fortune montées de manière très rapprochée.

La propagation du feu a été endiguée grâce aux citernes d’eau d’un hôtel situé non loin du lieu du sinistre, les services appropriés étant totalement absents en toute impunité.

 

Le Signal du Continent, avec l’APA

 

 

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