La population congolaise estimée à 64,700 millions d’habitants en 2008, selon UNFPA
Kinshasa – L’Agence des Nations Unies pour
la population (UNFPA) estime à 64,700 millions d’habitants la population congolaise en 2008, projette celle-ci à 186,6 millions en 2050, fixe le taux de croissance démographique à 3,2% entre 2005
et 2010, l’indice synthétique de fécondité à 6,3, le taux de mortalité infantile à 92 pour 1.000 en 2008 et l’espérance de vie (homme/femme) 45,3 et 47,9.
C’est ce qui ressort du rapport sur « l’état de la population mondiale 2008 » par l’UNFPA présenté mercredi à Kinshasa à la presse par le représentant adjoint de cette agence spécialisée des Nations Unies, M. Ovedrago Koudaogo. Ce rapport dont le thème est : « Lieux de convergence : culture, genre et droits de la personne », a porté essentiellement sur l’état de la population mondiale 2008, la promotion de l’égalité des sexes ainsi que sur la santé et droits en matière de reproduction.
En rapport avec la promotion de l’égalité des sexes, l’UNFPA estime la population des femmes congolaises parmi les pauvres à 69,9% et à 14% celles des femmes adultes analphabètes. Au parlement, cette proportion a été de 8% en 2008, celles des femmes ayant subi des violences par leurs partenaires intimes de 64,6%, tandis que le nombre moyen des cas incidents des violences sexuelles par mois a été de 1.100 au cours de la même année.
A en croire quelques indicateurs en matière de reproduction, le taux de mortalité maternelle en 2008 a été de 549 pour 100.000 nouvelles naissances, le taux de consultation prénatale (CPN) était de 85% et celui d’achèvement de cette consultation de 47%. Les mêmes indicateurs font état de 5,8% de contraception moderne, le taux d’accouchements assistés par le personnel qualifié de 74%, tandis qu’on a enregistré 3.775 cas de fistules dont 1.150 réparés.
En 2008, l’UNFPA a estimé à 4,1% le taux de prévalence du VIH/SIDA en RDC. En conclusion, UNFPA dit privilégier les approches sensibles à la culture et développer le partenariat avec les leaders
politiques, traditionnels et religieux. Il développe aussi le partenariat avec le réseau des femmes parlementaires pour l’élaboration des textes de lois et la prise en compte des questions de
population et Genre dans le budget national, avant de conclure que le respect de culture permet d’atteindre les objectifs du millénaire (OMD).
Reprise des discussions à Nairobi, appel de la médiation à la trêve
Nairobi - La médiation a enjoint mercredi la rébellion congolaise de Laurent Nkundabatware et le gouvernement de Kinshasa de s’accorder sur une trêve, à la reprise de négociations directes dont
les progrès devraient être soumis prochainement aux chefs d’Etats de la région des Grands Lacs.
Suspendues le 20 décembre, ces négociations ont repris mercredi au siège des Nations unies à Nairobi sous les auspices de l’ex-président tanzanien et médiateur dans ces pourparlers, Benjamin Mkapa. Les deux délégations sont désormais composées de six membres chacune, a constaté un journaliste de l’AFP.
«Il est (...) crucial pour vous, lors de cette session, de parvenir à un accord sur un cessez-le-feu formel et commun ou sur une trêve, afin de soulager la souffrance humaine qui continue à frapper les zones de conflit», a déclaré M. Mkapa avant d’entamer les discussions à huis-clos. «Nous devons nous souvenir du fait que le regard du Congolais et du monde entier est focalisé sur le déroulement de ces négocitions. Des milliers de personnes déplacées et celles qui continuent à souffrir de la situation sécuritaire déplorable dans cette région attendent avec impatience l’issue favorable de ces travaux, qui puissent rétablir une paix durable dans leur communauté», a souligné Benjamin Mkapa à l’intention des négociateurs.
Des négociations entre le gouvernement et le CNDP ont débuté en décembre à Nairobi sous la médiation du nigérian Olusegun Obasanjo, désigné par l’ONU. Ce dernier, absent à la reprise des
discussions, poursuivait mercredi des «consultations en relation avec les négociations», a expliqué M. Mkapa, son principal bras droit dans ce dossier.
La situation est depuis lors relativement calme sur le terrain, quoique tendue, les rebelles et l’armée régulière n’étant séparés que de quelques centaines de mètres à la périphérie de Goma.
«Lors de la dernière session, nous avons fait des progrès, quoique modestes, en s’accordant (...) sur les modalités des discussions. J’espère sincèrement que nous trouverons un accord rapidement
sur le programme de travail et commencerons à cerner les problèmes (...) afin de débuter le processus de négociations lui-même», a détaillé M. Mpaka.
L’ancien président tanzanien a également annoncé que cette troisième session devait examiner la possibilité de la tenue rapide d’un sommet régional de chefs d’Etat sur le conflit dans l’Est de la
RDC. «Les consultations progressent bien pour voir si un sommet des chefs d’Etat de la région des Grands Lacs peut être organisé d’ici la mi-janvier afin qu’ils puissent être informés des progrès
réalisés et des obstacles qui persistent», a déclaré M. Mkapa à la presse.
La LRA se dirige vers la Centrafrique, selon le gouvernement
Kinshasa - Les autorités congolaise ont désormais «la certitude» que les rebelles ougandais de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) opérant dans l’extrême Nord-Est du pays se dirigent vers la
Centrafrique. «Aujourd’hui, nous avons la certitude que les rebelles (de la LRA) se dirigent vers la RCA (République centrafricaine), même s’ils n’ont pas encore atteint la frontière», a déclaré
à l’AFP le ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende Omalanga. «Nous espérons que la RCA, qui a pris des mesures pour les contrer, va les cueillir», a souligné M. Mende.
Les armées de la RDC, d’Ouganda et du Sud-Soudan mènent depuis la mi-décembre une vaste opération militaire conjointe contre le mouvement rebelle dans l’extrême nord-est de la RDC, une région très isolée le long des frontières ougandaise et soudanaise. Au moins 400 civils y ont été tués entre le 25 et 29 décembre dans des massacres attribués à LRA, selon un bilan de l’ONG catholique Caritas.
Mardi, la LRA a affirmé que cette opération conjointe «n’atteindra pas ses objectifs», demandant la reprise de négociations sous l’égide des Nations unies. Les rebelles de la LRA «continuent de passer de village en village à la recherche de nourriture», a expliqué M. Mende. L’armée «a beaucoup de difficultés pour les poursuivre car il n’y a pas de route, pas d’accès, on ne peut les repérer que par mouvement aérien», selon le porte-parole du gouvernement.
Dans un rapport rendu public mardi, le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’Onu (OCHA) a estimé qu’au moins 13 personnes avaient été tuées au cours des derniers raids de la LRA le 4 janvier à Napopo, le 3 janvier à Masombo et le 2 janvier à Nagero. La situation humanitaire de près de 13.500 déplacés qui ont trouvé refuge dans la ville de Doruma «demeure très préoccupante», selon OCHA, qui a signalé de «nouveaux déplacements de populations» suite aux dernières attaques.
La semaine dernière, les autorités de la province Orientale et l’armée ougandaise avait mis en garde contre un déplacement des rebelles de la LRA, par petits groupes, du parc national de la Garamba où ils sont actuellement cachés, vers la frontière centrafricaine.
A Bangui, le gouvernement centrafricain a cependant assuré le même jour qu’il n’y avait «pas d’alerte» sur la présence de rebelles de la LRA en territoire centrafricain. L’offensive conjointe
avait été lancée après le refus répété du chef de la LRA, Joseph Kony, de signer un accord de paix paraphé en avril par Kampala, qui concluait un processus de paix engagé en juillet 2006 afin de
mettre un terme à 20 ans de guerre civile dans le nord de l’Ouganda.
Le chef d’état-major de la rébellion «en consultation» avec des proches
Goma - Le chef d’état-major de la rébellion congolaise, accusé de «trahison» pour avoir voulu destituer son leader Laurent Nkunda, était réuni mardi dans l’Est de la RDC avec des officiers
rebelles qui lui sont favorables, a indiqué à l'AFP un membre de son entourage. Le général Bosco Ntaganda, par ailleurs recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour sa responsabilité
présumée dans l’enrôlement d’enfants dans le district d’Ituri en 2002-2003, «est actuellement en consultation avec des chefs militaires du CNDP» (Congrès national pour la défense du peuple),
selon cette source.
Leur réunion se déroule dans la
localité de Mushaki, en territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu à environ 40 km à l’Ouest de Goma. «Elle permettra de voir comment l’état-major va conduire le CNDP en attendant le
nouvel ordre» à la tête du mouvement, a ajouté cette source.
La rébellion du CNDP a accusé mardi son chef d’état-major Bosco Ntaganda de «haute trahison» après qu’il eut tenté de destituer et de remplacer Laurent Nkunda. Le haut commandement militaire du mouvement rebelle devait se réunir le jour même dans la localité de Rutshuru, à 60 km au Nord de Goma, pour statuer sur le sort du général Ntaganda.
Lundi, dans un communiqué transmis à la radio BBC, un groupe d’officiers du CNDP avait affirmé avoir démis de ses fonctions Laurent Nkunda pour «mauvaise gouvernance». Ce communiqué était signé du chef d’état-major du CNDP et un porte-parole de ce groupe d’officiers, Désiré Kamanzi, s’était exprimé sur la BCC, affirmant que la décision avait été prise dimanche au cours d’une réunion du haut commandement militaire de la rébellion. L’information avait été démentie par le numéro deux de l’état-major rebelle, le colonel Makinga Sultani. Plusieurs responsables du CNDP avaient en outre indiqué ne pas être informé d’une telle décision.
Mardi en fin de matinée, aucun incident majeur entre factions du CNDP n’était à signaler en territoire rebelle, selon la mission de l’ONU en RDC (Monuc).
Ntaganda reste chef d’état-major de la rébellion
Bosco Ntaganda, qui avait annoncé lundi la destitution du chef de la rébellion congolaise du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), Laurent Nkunda, conserve pour le moment ses
fonctions, a indiqué mercredi le porte-parole militaire du mouvement.
«Il y a aujourd’hui une contradiction au sein de l’organisation. Mais le chef d’état-major reste le chef d’état-major, et Nkunda reste le chairman (président) du mouvement», a déclaré à l’AFP le lieutenant-colonel Séraphin Mirindi.
La veille, le lieutenant-colonel Mirindi, un proche collaborateur de Nkunda, avait accusé le général Ntaganda de «haute trahison», indiquant que le CNDP allait rapidement statuer sur son sort. Une réunion du haut commandement militaire de la rébellion, prévue mardi à Rutshuru à 60 km au nord de Goma), était reportée à mercredi.
«Il y a eu des problèmes. Nous devons examiner la question, les implications, les circonstances qui ont fait que le chef d’état-major prenne une telle position», a expliqué le porte-parole du CNDP. «Nous sommes des hommes, nous devons trouver une solution à ces problèmes. Il y a un conflit de compétence, Bosco Ntaganda cherche le changement de la direction politique», a-t-il poursuivi. «Il faut que Ntaganda vienne s’expliquer (...) pour nous épargner de faire un jugement par défaut. Il a violé les statuts du mouvement, le règlement d’ordre intérieur et le code de conduite du CNDP», a ajouté M. Mirindi.
Un «non-évènement» pour Kinshasa
Les dissensions actuelles à la tête de la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) sont «un non-évènement» pour les autorités de la République démocratique du Congo (RDC), a
déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement. «C’est un non-évènement pour le gouvernement», a indiqué le ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende Omalanga.
«Si ce malaise (à la tête du mouvement rebelle) pouvait changer la nature de ce mouvement armé en parti politique, ce serait significatif», a estimé M. Lambert Mende. Mais «si c’est une manoeuvre
pour faire diversion, cela a échoué», a-t-il assuré, soulignant que les négociations entre le gouvernement et le CNDP avaient repris comme prévu mercredi à Nairobi.
«Nous ne combattons pas le CNDP parce qu’il est présidé par Nkunda, mais parce qu’il viole les lois de la République, tue les populations et a provoqué la fuite de milliers de déplacés», a ajouté
le porte-parole du gouvernement.
Tête-à-tête Laurent Nkunda et évêques protestants des Grands lacs
Goma - Une délégation des évêques protestants du Rwanda, du Burundi, du Kenya et de la RDC a eu des entretiens, mardi, avec le président du CNDP, Laurent Nkundabatware, en vue de ramener tous les
protagonistes du conflit à œuvrer pour une paix durable aux Kivu. La rencontre s’est déroulée dans le fief du CNDP à Jomba, à plus de 70 kilomètres au Nord-Est de Goma, en territoire de Rutshuru,
à proximité de la frontière rwandaise, rapporte la radio Okapi.
Il s’agit de délégués de la Conférence des églises de toute l’Afrique, une structure basée à Nairobi. Les neuf évêques conduits par Bernard Ntauturi du Burundi, avaient un message clair à transmettre à Laurent Nkunda.
Mgr Jean Marie Runiga de la RDC et membre de la délégation a déclaré, à l’issue de l’entretien, que comme Nkunda a obtenu les négociations directes avec le gouvernement, «nous lui avons dit, qu’étant donné qu’il y a maintenant ces négociations directes, il devrait être le premier à faire tout pour que les choses avancent rapidement, en donnant un cahier de charges clair. Mais que celui qui devrait gagner dans ces négociations, devrait être le peuple congolais».
« Nous avons eu à soulever les questions humanitaires pour ces millions de déplacés.» Nous lui avons dit qu’il serait mieux qu’on prenne des mesures pour que ces gens retournent dans leurs
maisons. Car, si les conditions sont réunies, ils vont rentrer dans leurs villages», a-t-il indiqué.
Le CNDP dit avoir bien accueilli le message des évêques. Son porte-parole militaire, Séraphin Mirindi, a indiqué que son mouvement s’inscrit dans la logique du message de ces hommes de Dieu. La
même délégation avait déjà rencontré, auparavant, les présidents Joseph Kabila et rwandais Paul Kagame ainsi que Olusegun Obasanjo, envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU, pour leur
transmettre le même message.
STUC inaugure le trafic sur la ligne Gare centrale-Kasangulu
Kinshasa – La Société de transport urbain du Congo (STUC), a procédé mercredi à l’inauguration du trafic sur la ligne Gare centrale (Kinshasa)-Kasangulu, chef-lieu du territoire du même nom, dans
le Bas-Congo, un tronçon long de 45 km. Cette cérémonie a été rehaussée de la présence de l’Administrateur du territoire, Jean-Bosco Mukinzi Minti, accompagné de ses deux assistants, José Nyembo
et Bonaventure Lola, ainsi que de plusieurs invités.
Pour M.Mukinzi, l’exploitation de ce tronçon par la STUC se situe dans le cadre de cinq chantiers de la République et du développement participatif en vue de combattre le coût de transport prohibitif imposé par l’Association des chauffeurs du Congo (ACCO)/, section Kasangulu. La concurrence a le mérite de stabiliser le coût de transport et d’aider la population urbano-rurale de cette juridiction, déjà démunie, de pouvoir se déplacer.
90 agents de la Gemico à Kindu mis en congé technique
Kinshasa - Quatre vingt dix agents de la Générale des
Mines du Congo (Gemico) à Kindu viennent d’être mis en congé technique, conséquence de la situation de crise sociale dans les territoires de Pangi, de Punia, et de Kasongo, dans le Maniema. Ces
agents réclament leur décompte final, les arriérés de salaire, ainsi que leur rapatriement dans leurs milieux d’origine, rapporte radio Okapi, parrainée par l’ONU.
La Gemico compte poursuivra l’assainissement dans tous ses secteurs d’activité à travers la province du Maniema, a annoncé M. Benjamin Nseni, directeur des ressources humaines, indiquant que cette mesure est dictée par la crise mondiale qui affecte particulièrement le secteur minier. «Nous allons d’abord commencer par 90 personnes à mettre en congé technique à cause de cette crise financière mondiale qui frappe, de manière générale, toutes les entreprises productrices et, en particulier, le secteur minier », a-t-il expliqué.
«La Gemico éprouve la difficulté de me payer mes arriérés d’un an, ensuite elle m’a engagé à Kampene pour venir à Kindu, mais elle ne m’a pas rapatrié. Je demande à la Gemico qu’elle me paie mon décompte final puisqu’elle a résilié mon contrat », réclame M. Mulonga Keta, conducteur d’engins qui résume les revendications des « assainis », rapporte radio Okapi. Le directeur des ressources humaines de la Gemico a confirmé que les droits des assainis sont respectés, et qu’il ne s’agit pas de licenciement, car, après cette crise, on pourrait les reprendre, a-t-il assuré.
Une femme happée par un crocodile à Bena-Kalambayi
Mbuji-Mayi - Mme Badi, épouse de M. Didier Kalombu, mère de sept (7) enfants, domiciliée dans la localité de Kayembe Mukulu, chefferie de Bena Kalambayi dans le territoire de Ngandajika au Kasaï
Oriental, a été happée par un crocodile sur la rivière Lubilanji, a annoncé une source familiale. Cette dame est la deuxième victime dans un intervalle de dix jours sur cette rivière de Lubilanji
où plusieurs crocodiles sont observés.
Les autorités politico-administratives et coutumières n’ont fait aucune déclaration officielle face à ce danger qui guette la population de cette partie du territoire agro-pastorale de Ngandajika.
Par ailleurs, dans la localité de Kapamba, dans le territoire de Kabinda, M. Emmanuel Ntumba, 38 ans, cultivateur de son état, a été abattu par une foudre à son domicile, au moment où il
attendait qu'on lui serve à manger. Il laisse trois enfants et deux veuves.
L’insécurité refait surface à Bukavu
Bukavu - Des bandits à mains armées ont agressé, violé et pillé un convoi de passagers dimanche 4 janvier 2009 aux environs de 21 heures au niveau de Hongo dans le territoire de Kabare, à
l’entrée de la ville de Bukavu. Selon une dépêche parvenue mercredi à l’ACP, ce convoi provenait d’une fête de mariage à l’INERA (Institut national d’études et recherches scientifiques).
Pendant plus d’une heure, ces malfrats ont opéré en toute quiétude et ont arraché une quarantaine de téléphones portables, d’importantes sommes d’argent et d’autres biens de valeur. Des passagères ont été mises à l’écart avant d’être violée.
Le 1er janvier 2009 vers 5h30’ du matin, un homme a été lâchement abattu par des hommes armés à quelques 100 m de son domicile situé à coté du poste de contrôle de la police, sur l’avenue Bourguignon au quartier Muhungu dans la commune d’Ibanda. Les témoins rapportent que l’infortuné voulait se rendre au lieu d’aisance au moment du crime. Il était chauffeur dans un couvent de bonnes sœurs à Nyantende.
A la veille de la fête de Noël 2008, un travailleur de la société de commercialisation des minerais Congo-Com a été tué par balles à son domicile situé au quartier Latin, non loin du camp militaire Saïo.
Apparemment l’insécurité devient de plus en plus grandissante à Bukavu malgré les dernières mesures de prévention et de répression prises conjointement par la mairie de Bukavu et l’Inspection principale provinciale de la Police nationale congolaise (PNC).
Début imminent des travaux de réhabilitation de l’axe routier Boma–Muanda
Boma - Une délégation chinoise de la firme China Communication Construction, composée de trois membres, est arrivée le week-end dernier à Boma pour mettre au point les derniers détails
en vue du lancement imminent des travaux de réhabilitation du tronçon Boma-Muanda sur la route nationale n°1 dans le Bas-Congo.
Selon Wang Shi Quan, directeur de production et chef de la délégation, qui a livré l’information le même jour à la presse, la préoccupation de la firme chinoise est d’obtenir un espace disponible sur le site de Lukunga à 25 km de Boma sur la route de Muanda, pour y ériger un chantier qui puisse contenir le matériel de travail, les bureaux ainsi que le laboratoire. Ces travaux, dont le coût global n’a pas été révélé, consisteront pour la première phase en la préparation de la couche de fondation qui servira de base et de roulement à la fois, moyennant un rechargement de matériaux sélectionnés, notamment de la latérite, pour une durée d’une année, avant de passer à la deuxième phase, celle de l’asphaltage de la route, a précisé M. Wang Shi Quan.
Une usine de production et de raffinage de l’huile de palme bientôt opérationnelle à Boma
Boma - Le maire de Boma, Marie-Josée Niongo Nsuami, a effectué une visite-éclair le week-end dernier sur le site attribué à Congo Oils & Derivated (C.O.D), une usine de production
et de raffinage de l’huile de palme et de soya et leurs dérivés, en plein montage au village Kungu, à 7 km de la ville de Boma, sur la route de Muanda.
Selon Pierrot Muanda Mvumbi, consultant
auprès de cette entreprise, qui a livré l’information à la presse, cette raffinerie, d’une capacité de production de 300 tonnes d’huile raffinée par jour, sera logée dans un bâtiment de six
étages dont les matériaux devant servir à l’élévation de l’ouvrage sont déjà au port international de Boma, empotés dans 26 containers de quarante pieds chacun en provenance des Etats-Unis
d’Amérique.
«D’un coût initial d’investissement de vingt-six millions USD, Congo Oils & Derivated pourra bientôt rivaliser avec la société MARSAVCO de Kinshasa grâce à la production de plusieurs gammes de produits, notamment du savon, de la margarine et d’autres dérivés de l’huile de palme », a renchéri Pierrot Muanda Mvumbi. S’agissant de la matière première, un concentré de l’huile de palme et de soya importé de la Malaisie servira, dans un premier temps, de matière de base en attendant la production locale à Forabola, dans le district du Bas-Fleuve, où une plantation de palmiers et de soya est déjà aménagée.
Pour sa part, le directeur général de Congo Oils & Derivated, M.Heny, a annoncé la construction prochaine sur ce site d’une cité industrielle et de magasins d’exposition des produits finis, avant de solliciter l’appui de l’autorité urbaine afin d’obtenir une ligne électrique directe de la SNEL.
Satisfaite de voir un aussi vaste projet s’implanter dans sa juridiction, Mme Niongo Nsuami a, pour sa part, promis d’accompagner les promoteurs de cette œuvre, demandant à ces derniers de songer en priorité à la main-d’œuvre et à l’expertise locales lors du recrutement du personnel national, afin de réduire tant soit peu la pauvreté dans son entité et ses environs.
Congo Oils & Derivated, rappelle-t-on, est une filiale de l’entreprise libanaise « Yousef Freiha & Sons », dont l'ambition est de réhabiliter la RDC dans son rôle d’exportatrice de l’huile de palme comme à l’époque coloniale et dans les premières années de l’indépendance. C’est ainsi qu’au volet industriel correspond un volet agricole avec la création dans le Bas-Fleuve de vastes étendues de plantations de palmiers qui pourront générer plus de mille emplois en faveur des paysans, ont précisé les promoteurs de ce projet.
SPORTS
V. Club triomphe de Canon Buromeca (3-2) à l’EPFKIN
Kinshasa - V. Club a battu (3-2) Canon Buromeca mercredi, au stade des Martyrs, en match comptant pour la 5ème journée du championnat de l’Entente provinciale de football de Kinshasa (EPFKIN).
Les buts V. clubiens ont été inscrits par Lofo Bongeli et Inasawa qui ont, chacun, totalisé 4 réalisations à l’issue de cinq matches.
En premier match, ATT Sport a pris la mesure de Kintainer (1-0). Par ailleurs, la journée de jeudi prévoyait deux matches au stade des Martyrs, mettant aux prises OCK à RC Impact et le DCMP à Canon de 13.
Les supporters de St Eloi Lupopo réclament le retour de l’entraîneur Andy Mfutila
Lubumbashi - Les supporters du FC Saint Eloi Lupopo plaident pour le retour de l’entraîneur Magloire Andy Mfutila à la tête de la direction technique de l’équipe. Il a été suspendu par le comité
sportif pour avoir effectué un déplacement à Kinshasa, pendant la période morte à l’insu du comité. Il lui est également reproché d’autres actes d’insubordination dans l’exercice de ses
fonctions. L’entraîneur Mfutila a permis à Lupopo de rafler les deux coupes de l’EUFLU et de la LIFKAT, après avoir terminé 4ème au dernier championnat de la LINAFOOT. Les supporters
souhaiteraient voir celui-ci aux côtés du nouvel entraîneur allemand, attendu dans les jours prochains à Lubumbashi.
José Mpanda Kabangu élu président de SM Sanga Balende
Mbuji-Mayi - José Mpanda Kabangu a été élu président du comité sportif de SM Sanga Balende au cours de l’assemblée générale élective organisée au club privé de la société MIBA. Les députés Bukasa
Pecho Etienne et Edouard Mulumba Mudiandambu ainsi que Kepena Moto ont été désignés respectivement 1er, 2ème et 3ème vice-présidents. Innocent Tshitende est élu secrétaire sportif, Lubula
Kanyinda secrétaire sportif adjoint et Israël Mukendi trésorier, tandis que Ntambwe, Crispin Mbaya Mandefu, Paulin Lokotongo, Mulumba et Mukuna sont conseillers.
Le nouveau président de SM Sanga Balende exerçait les fonctions du 1er vice-président. Il remplace à ce poste Ali Kabongo qui a démissionné pour des raisons de convenance personnelle.
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