L’armée angolaise refuse de quitter les villages occupés au Bas-Congo

Publié le par Cornelis Nlandu-Tsasa


L’armée angolaise refuse de quitter les villages occupés sur le sol congolais


Matadi – L’armée angolaise refuse de quitter les villages Sava Ina et Kuzi, à plus de 200 km de Matadi, qu’elle occupe depuis une semaine, a déclaré le week-end la société civile du territoire de Mbanza Ngungu, dans la province du Bas-Congo.

militaires----l-est.jpgLes occupants angolais ont dit, vendredi, à la population qu’ils ne partiront que quand les experts auront statué sur ce cas, rapporte radio Okapi parrainée par l’Onu.

Selon le responsable de la société civile, un officier de la police angolaise, venu du village Mingadi, est arrivé vendredi soir à Kuzi, en RDC, et a déclaré à la population locale que le problème réside du côté du gouvernement congolais.

L’accord partiel signé entre la province du Bas-Congo et celle de Do Zaïre ne peut en aucun cas nous demander de quitter les positions que nous occupons pour le moment », ajoutant que « notre départ ne peut être sanctionné que par la rencontre des experts des deux pays». «Et c’est en ce moment-là qu’il va se dégager la décision de notre retrait définitif du sol congolais », a-t-il conclu.

En ce qui concerne le village Sava Ina, la société civile de Mbanza-Ngungu estime que le problème de ce village devrait être traité par les deux provinces angolaises de Do Zaïre et de Wije.

Lors de son déplacement dans le territoire angolais, la délégation congolaise s’est arrêtée à Mbanza-Kongo, au lieu d’aller jusqu’à Wije, regrette la société civile, déplorant la lenteur affichée par les autorités dans le traitement de ce dossier.
La radio onusienne n’est pas parvenue à joindre le ministre provincial de l’Intérieur à ce sujet, pour recueillir la réaction officielle, alors que le vice-gouverneur avait affirmé, à l’issue des pourparlers avec les autorités angolaises de Do Zaïre, que les troupes angolaises s’étaient retirées à 7 km.


Le vice-gouverneur Deo Nkusu perd la face


Pour le vice-gouverneur de cette province, Déo Nkusu, les militaires angolais qui occupaient les villages de Kazi et Sava Ina se seraient retirés à sept km de Kuzi. Il rentrait d’une mission auprès des autorités de la province angolaise de Do Zaïre, frontalière avec la République démocratique du Congo (RDC). Le vice-gouverneur n’a toutefois pas précisé si les 7 Km sont situés en territoire congolais ou angolais.

«Nous avons demandé fermement et fraternellement à nos amis angolais de se retirer à 7 km de Kuzi. Effectivement, ils l’ont fait », a-t-il confié à la radio onusienne, Okapi, ajoutant cependant que ce retrait est temporaire « en attendant qu’on se retrouve au niveau des Affaires étrangères et de la Route hiérarchie » de deux pays. Des propos vite démentis par la Société civile.

Réagissant à Okapi à l’occupation angolaise de deux villages du secteur de Gombe-Sud, le député national Gilbert Kiakwama kia Kiziki a déclaré qu’aucun pays ne se permettait de telles actions si l’Etat congolais était fort, disposant d’une armée dissuasive. « Toutes ces agitations et agressions vis-à-vis de notre pays n’ont qu’un seul fondement : nos partenaires, nos voisins, nous considèrent comme un pays faible.

«Si nous avions une armée disciplinée, républicaine, dissuasive, personne ne se permettrait ce qui est en train de se faire», a affirmé cet élu de Mbanza-Ngungu, territoire concerné par cette occupation militaire angolaise, sans autre précision quant à la manière dont il allait s‘en prendre pour pousser son pays à rectifier le tir.

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