La CPI se moque des Congolais avec une justice sélective

Publié le par Cornelis Nlandu-Tsasa

 

La CPI se moque des Congolais

Une justice sélective

 


Alors qu'elle se serait précipitée à diligenter une enqête et se dépêcher à lancer des mandats d'arrets internationaux, la Cour pénale internationale (CPI) est manifestement en train de se moquer des Congolais, ses commanditaires estimant sûrement qu'en République démocratique du Congo, "les morts ne sont pas morts".

Ainsi, pour une plainte portée contre Paul Kagame en juillet 2002, il a fallu quatre (4) ans aux aventuriers siégeant à La Haye pour pouvoir déchiffrer les mots, comprendre et décider en quelle langue et avec quels mots répondre. Quatre ans. Assez pour que les criminels incriminés s'activent à commettre d'autres crimes plus graves, pendant que les complices de la Haye - un silence de 4 ans constitue bel et bien une vraie complicité coupable - se la coulent douce et que la population congolaise, habituée à la paix, continuent à être massacrée et dépiécée par les machettes tutsi.

Voici une correspondance particulière, qui nous est parvenue par "hinterland" et  "lecridesopprimes", et que nous vous livrons dans son intégralité, compte tenu de la gravité des faits :

 

Un compatriote relance sa plainte contre KAGAME

Mardi 4 mai 2010 3h35

 


Subject: [Hinterland] Un compatriote relance sa plainte contre KAGAME

 

RELANCE DE LA PLAINTE CONTRE PAUL KAGAME A LA CPI
 
 Aujourd'hui à 21:51
Ref : OTP-CR-72/02
Monsieur le Procureur,
C.P.I
P/0 box 19519 2500 CM La Haye
Monsieur le Procureur,

J’ai porté plainte entre vos mains en date du 30 juillet 2002 contre Monsieur Kagame Paul, actuellement Président de la république du Rwanda pour déstabilisation politique et militaire en RDC, pour les persécutions, les arrestations arbitraires, génocide organisé, les oppressions, les épurations ethniques, les viols, les humiliations volontaires ainsi que la contrebande organisée, les pillages frauduleux et systématiques des richesses du sol et du sous-sol congolais, à son profit personnel, de son gouvernement et d’éventuelles complicités à l’intérieur du gouvernement congolais…

Monsieur le Procureur, vous avez mis six ans (6 ans) pour accusez réception de ma plainte par votre courrier du 10 avril 2006 sous le numéro OTP-CR-72/02…

Monsieur le Procureur, aux termes de l’article 53 du Statut de Rome, vous avez l’obligation d’établir par des enquêtes contradictoires s’il existe une base raisonnable pour étayer les faits imputés à Monsieur Paul Kagame. Il est opportun de rappeler ici que l’enquête menée par nous, peuple congolais n’exonère en rien vos services de leur devoir de mener leur propre enquête indépendante sur les crimes graves et de violations des droits de l’homme perpétrés par Paul Kagame sur le sol congolais…

Monsieur le Procureur, c’est insulter le peuple congolais que de classer cette plainte sans suite en dépit de toutes les preuves existantes…

Monsieur le Procureur, il vous appartient aujourd’hui, dans les responsabilité s qui sont le vôtre et dans le rôle que doit jouer la Cour pénale Internationale dans le cadre de ses actions de prendre en considération ces faits et de poursuivre Monsieur Paul Kagame, des crimes de guerre, crime contre l’humanité, de génocide organisé, persécutions et de la contrebande organisée ainsi que des pillages frauduleux…

Monsieur le Procureur, j’ai l’honneur en tant que citoyen de la République Démocratique du Congo, dans le cadre de la création du CPI, de relancer la plainte entre vos mains en vous priant de donner à cette affaire la suite légale qu’elle comporte et vous prie de croire en mes très respectueux sentiments…

Je reste à votre disposition pour toutes informations complémentaires et apporter les éléments nécessaires dans ce dossier primordial pour notre pays, la République Démocratique du Congo.

Fait à Saran, le 03/04/2010
MUEKATONE Mfumu Berry Robert

P/S: C'est une partie du courrier adressé ce jour au Procureur de la CPI
















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