La RDC : " un paradis fiscal ", selon un sénateur

Publié le par Cornelis Nlandu-Tsasa


La RDC : " un paradis fiscal ", selon un sénateur

 

Kinshasa - La République démocratique du Congo (RDC) est devenue " une sorte de paradis fiscal ", a indiqué à la presse le sénateur Florentin Mokonda Bonza, en marge d'un échange des vœux organisé à Kinshasa avec les cadres et membres de son parti, la Convention des démocrates chrétiens (CDC).

" Je ne cite pas des noms. Je vous dis tout simplement, si vous voyez qu'il y a plusieurs buildings qui se construisent, d'où vient l'argent ? ", s'est-il interrogé.

" Le Congo est aujourd'hui une terre qui accueille tous les mafieux, qui viennent pour blanchir des fortunes qu'ils ont acquises illégalement ailleurs. Cela ne se fait pas dans d'autres pays ", a souligné le leader de la CDC.

" La mafia peut venir de l'extérieur tout comme elle peut être organisée localement ", a souligné le sénateur Mokonda Bonza, qui reconnaît que certains autres ont plutôt pioché dans les caisses de l'Etat  l'agent qu'ils investissent dans les multiples immeubles aujourd’hui visibles partout a Kinshasa et ailleurs.  .

Pour lui, les acteurs des réseaux mafieux détiennent une masse d'argent " qui leur permet de construire des buildings ", a-t-il dit, ajoutant que ce sont des gens évoluant dans la drogue et les opérations tout à fait illicites.

" Parce qu'aujourd'hui en Europe et aux Etats-Unis, vous ne pouvez pas aller ouvrir un compte et placer par exemple 10 mille ou 20 mille dollars, si vous ne donnez pas des détails, des précisions sur la provenance ", a-t-il noté.  
Tous ces mafieux préfèrent ramener leur argent dans un paradis fiscal, a expliqué le sénateur, martelant que " le Congo est devenu une sorte de paradis fiscal ".

 

Quatre députés provinciaux tabassés au siège de leur institution à Lubumbashi

 



Kinshasa
-Quatre députés de l'Assemblée provinciale du Katanga ont été passés à tabac au siège de leur institution, jeudi, par des jeunes venus assister à la plénière. Selon radiookapi.net qui a rapporté cet incident, les agresseurs reprochent  à leurs victimes d'avoir quitté la salle pour protester contre ce qu'ils considéraient comme la mauvaise conduite des débats par le président de l'assemblée provinciale. La plénière n'a duré qu'une dizaine de minutes.

  Gabriel Kyungu wa Kumwanza

D'après le film des événements décrit par Okapi, après l'adoption de l'ordre du jour, le député Monga Tutu du RCD a demandé une motion incidentielle concoctée avec un groupe d’autres députés. Alors qu'il lisait un article du règlement intérieur pour convaincre le président Gabriel Kyungu wa Kumwanza, de l'Unafec, à accepter leur motion contre le questeur de l'Assemblée, le président a  refusé de prendre la motion en plénière.

Par contre, il a exigé que chaque député signataire de la motion confirme, à tour de rôle, sa signature. Ce qui est totalement inadmissible et proche du terrorisme. Les députés ayant déposé la motion ont alors préféré quitter  la salle.

Aussitôt sortis, ils ont été rattrapés par plusieurs jeunes non autrement identifiés. Selon ces jeunes gens, les députés ont fait montre d'un outrage envers la personne du président de l'Assemblée provinciale du Katanga. Ils se  sont mis à  molester les parlementaires, blessant au front l'un d'entre eux, le député Monga.

Ce dernier est rentré dans la salle avec des habits maculés de sang. Cette scène horrible a révolté ses collègues qui ont refusé de continuer à siéger, contraignant le président de l'institution, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, à suspendre la séance.

Des stupidités que seule la province du Katanga est capable. Vous comprenez ?

 

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