Une conférence internationale sur Simon Kimbangu en juillet prochain à Kinshasa

Publié le par Cornelis Nlandu-Tsasa

Une conférence internationale sur Simon Kimbangu en juillet prochain à Kinshasa

Kinshasa - Des professeurs et chercheurs des différentes disciplines de tous les continents sont attendus à Kinshasa, pour une conférence internationale qu’organise l’Eglise kimbanguiste du 19 au 22 juillet 2011 sur le thème : « Simon Kimbangu : l’homme, son œuvre et sa contribution au processus de  libération de l’homme noir en particulier et de l’homme opprimé en général ». Cette nouvelle a été annoncée par le Secrétaire général administratif de l’Université Simon Kimbangu (USK), Jean Akakiwa Bayago, samedi, au cours d’un entretien avec la presse.

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Les scientifiques de la RDC, pays hôte, vont échanger avec leurs homologues du monde sur tout ce qui touche au prophète Simon Kimbangu, fondateur de l’Eglise kimbanguiste. Les organisateurs, par l’entremise du comité scientifique de cette conférence, entendent de cette mobilisation des intellectuels, faire entrer Simon Kimbangu dans l’histoire universelle comme un grand personnage ayant joué un rôle important au 20ème siècle, notamment pour avoir éveillé la conscience de l’homme noir et de l’Africain tout court sur son devenir en lui montrant clairement l’égalité qui existe entre les êtres humains.

Signature d’un accord de financement de projet de la centrale Zongo II

Kinshasa - Le gouvernement congolais représenté par les ministres des Finances Matata Pongo et de l’Energie Gilbert Tshongo et la partie chinoise représentée par l’ambassadeur de Chine en RDC, Wang Yangwu, ont signé samedi un accord de financement du projet de la centrale Zongo II. Le coût du projet est de 360 millions USD.

Le ministre des Finances s’est engagé au nom du gouvernement à suivre l’exécution de ce projet qui entre dans le cadre des cinq chantiers, avant de saluer l’expérience de son collègue Tshongo de l’Energie. Pour celui-ci, il y a environ 25 ans, depuis que la RDC n’a plus construit une seule infrastructure du genre centrale hydro-électrique.

La construction de Zongo II, d’une capacité installée de 150 mégawatt, constitue une véritable bouée de sauvetage pour la ville de Kinshasa qui connait actuellement un déficit énergetique de l’ordre de 140 mégawatt. L’ambassadeur de Chine en RDC s’est déclaré heureux de l’aboutissement de ce dossier qui date de plusieurs années. Ceci démontre la détermination des deux gouvernements de renforcer leur coopération.

Zongo II a une production annuelle de 860 WH, recette annuelle 47 millions USD/an. Renforcement de la capacité de la production des réseaux du pays. Ce projet va créer 2000 emplois pendant sa construction et 300 postes pendant son exploitation. La durée des travaux est de trois ans au lieu de quatre. Il est financé par le gouvernement chinois, durée de remboursement vingt (20) ans, durée de grâce huit (8) ans.

15 opérations du cœur et 6 des voies urinaires réalisées à Kinshasa par la Chaîne de l’espoir-Belgique

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Kinshasa - Douze bénévoles de la Chaîne de l’espoir/Belgique ont effectué à Kinshasa leur 8ème mission médico-chirurgicale qui leur a permis de réaliser avec leurs collègues de la Chaîne de l’espoir/RDC, du lundi 24 au vendredi 28 janvier 2011 à la Clinique Ngaliema, 15 opérations du cœur et 6 des voies urinaires à moindre coût sur des enfants qui avaient des malformations, a annoncé samedi à l’ACP Mme Anita Clément, coordonnatrice de cette association belge. Il s’agit des interventions chirurgicales pédiatriques délicates qui durent plusieurs heures et qui nécessitent des équipements adéquats et une infrastructure appropriée qu’on ne trouve pas encore en RDC.

C’est ainsi que la Chaînede l’espoir/Belgique apporte lors de ses missions médico-chirurgicales annuelles organisées depuis 2003 à Kinshasa des équipements indispensables à la réalisation de ces opérations du cœur. La Chaîne de l’espoir/Belgique et la Chaîne de l’espoir/RDC sont appuyées dans leurs actions médico-chirurgicales en faveur des enfants présentant des malformations cardiaques et des voies urinaires par une troisième association sans but lucratif (Asbl) dénommée « Espoir de vie/Lisanga lya Elikya ». Cette dernière se charge de mobiliser les fonds particulièrement auprès du secteur privé. Les trois associations partenaires, dont deux sont médicales et une non médicale, sont actuellement regroupées au sein d’une même Asbl dénommée « CHIRPA ».

Le président de la Chaîne de l’espoir/Belgique, le Pr Jean Rubay a, au cours d’une conférence de sensibilisation organisée par l’Asbl/CHIRPA samedi à la Clinique Ngaliema à Kinshasa, salué la performance du Pr Axel Feyaerts, chirurgien urologue qui a réalisé au cours de la mission qui vient de s’achever 6 opérations pédiatriques délicates des voies urinaires dont 2 au niveau du petit bassin avec des interventions orthopédiques. Il a lancé un appel au secteur privé pour qu’il continue à appuyer financièrement les missions médico-chirurgicales en faveur des enfants de la RDC qui ont des malformations cardiaques car sans son appui, il n’est pas possible de poursuivre l’organisation de ces missions.

Le président de la Chaîne de l’espoir/RDCongo, le Pr. Joseph Shiku Diayisu, a, à cette même occasion, lancé un appel pathétique aux autorités de la RDC pour qu’elles appuient les actions menées par l’Asbl « CHIRPA » en faveur des enfants qui souffrent notamment des malformations du cœur. La présidente de l’Asbl « Espoir de vie/Lisanga lya Elikya », Mme Madeleine Katende a, quant à elle, annoncé que cette association est en train de mobiliser des fonds auprès des partenaires privés pour la création d’un centre de chirurgie pédiatrique cardiaque bien équipé afin que des médecins congolais deviennent autonomes et réalisent seuls des opérations du cœur dans des conditions hygiéniques requises. Selon l’Asbl « CHIRPA », environ 25.000 enfants de moins de 5 ans meurent chaque année en RDC à cause d’une malformation du cœur, faute des soins qui coûtent très chers et qui nécessitent un transfert dans un pays bien équipé. Dans le monde, un enfant sur 100 naît avec une malformation du cœur.

Forte prévalence de la lèpre dans 4 provinces de la RDC

Kinshasa - Une forte prévalence de la lèpre est observée dans les provinces Orientale, du Katanga, de l’Equateur et du Bandundu et constitue un problème à résoudre en RDC, a indiqué le directeur du Programme national pour l’élimination de la lèpre (PNEL), le Dr. Jean Norbert Mputu, lors d’une journée d’information organisée à l’intention de la presse vendredi à Kinshasa à l’occasion de la 58ème journée mondiale de cette maladie.

Selon le médecin, jusqu’en 2010, sept provinces avaient réellement atteint l’élimination de cette maladie comme problème de santé publique, notamment Kinshasa, le Nord-Kivu, le Bas- Congo et les deux Kasaï.

 De ce fait, a-t-il ajouté, on a constaté une forte transmission de la lèpre dans un grand nombre de zones de santé (ZS) du pays, soit 90 ZS sur 515 existantes, et un dépistage des cas très faibles dans la ville de Kinshasa. Le directeur du PNEL a également cité les problèmes de la faible couverture et de l’insécurité dans en l’Ituri ainsi que le désengagement d’un partenaire traditionnel dans les deux Kasaï à cause de la crise financière. Face à cela, il a évoqué les défis à relever, à savoir réduire la charge de la lèpre à tous les niveaux provinciaux et périphériques, prévenir et soigner les infirmités dues à cette maladie par l’auto-soin et la chirurgie de la lèpre ainsi que pérenniser les acquis.

La situation évolue bien en RDC, selon lui, car ce pays a atteint le seuil de l’élimination de la lèpre comme problème de santé publique établi par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) qui est de moins d’un cas pour 10.000 habitants. En 2010, la RDC a enregistré 4431 malades lépreux sous traitement, 3734 nouveaux cas, 404 enfants lépreux, 403 cas avec infirmités de 2ème degré, soit une proportion de 11% d’enfants et 11% de cas d’infirmités de 2ème degré. Une augmentation de l’ampleur de malades dans beaucoup de provinces et ZS ainsi qu’une amélioration de la prise en charge des malades grâce à des taux de guérison sont attendues, a conclu le Dr Mputu.

 

 

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