Hommage à Simon Kimbangu comme pionnier de la lutte pour la dignité de l’homme noir

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Le prophète Simon Kimbangu
Le prophète Simon Kimbangu

Kinshasa, 14/09 - Des fidèles kimbanguistes ont rendu un hommage au prophète Simon Kimbangu, considéré comme pionnier de la lutte pour la défense et la dignité de l’homme noir opprimé, au cours des manifestations organisées samedi, dans la commune de Ngiri-Ngiri, en commémoration des 128 ans de sa naissance.

L’un des pères spirituels de cette église, Christophe Kisolokele Tusimibana, a évoqué l’humiliation subie par la race noire durant la période de l’esclavage et pendant la colonisation. Pour avoir défendu la dignité de l’homme noir en 1921, date marquant le début de sa lutte, en prêchant un évangile de libération et prônant l’égalité des races, Simon Kimbangu a été arrêté, jugé, condamné et emprisonné, a-t-il rappelé. Il a par ailleurs souligné que pour cette même cause, Martin Luther King a été assassiné aux Etats Unis en 1968 et Nelson Mandela emprisonné pendant 27 ans en Afrique du Sud.

Pour Christophe Kisolokele, le 12 septembre 1887, date de la naissance de Simon Kimbangu, également fondateur de l’Eglise qui porte son nom, constitue la « renaissance » de l’homme noir.

Le pasteur Léon Mvila Madukila a, pour sa part, retracé la généalogie de Simon Kimbangu, depuis le royaume Kongo au 15ème siècle, en passant par la prophétesse Ndona Béatrice (Kimpa Vita) qui avait prédit l’avènement de Kimbangu, pour libérer la race noire de l’esclavage et de l’humiliation.

Né le 12 septembre 1887. Simon Kimbangu débute son ministère le 06 avril 1921. Accusé de subversion, d’intoxication et traité d’illuminé, d’agitateur et de révolutionnaire, il sera arrêté le 12 septembre de la même année, avant d’être jugé, condamné et emprisonné.

Après trente ans d’emprisonnement, il meurt à Lubumbashi le 12 octobre 1951 dans la province du Katanga. Son mouvement religieux, lancé en 1921, est reconnu officiellement le 24 décembre 1959 par le pouvoir colonial belge comme une Eglise chrétienne d’origine africaine, rappelle-t-on.

L’information ne précise pas si des représentants de l’autre aile de l’Eglise kimbanguiste, celle du Centre d’accueil de Saïo, ont été invités à ces manifestations ou si les deux factions continuent à se regardant comme chien et chat.

Avec l’ACP

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